Dreamer Isioma (ils / il) est un artiste nigérian-américain de 22 ans de première génération originaire de Chicago. Combinant des éléments d’afrobeats, d’alternative, d’indie, de hip-hop et de R&B dans un son de genre qui démolit les limites du genre et crée de l’espace pour ceux qui ne rentrent pas dans les binaires. Dreamer a entrepris de créer la représentation qu’ils n’ont pas vue grandir, ainsi que de créer une appartenance et une communauté pour les autres à travers leur musique. Dans le processus, Dreamer a trouvé sa propre guérison et un sens plus profond de l’amour de soi depuis ses débuts, traversant un éveil profond et une transformation massive de la vie alors qu’ils étaient catapultés dans la célébrité.
L’artiste non binaire de 22 ans (qui utilise à la fois les pronoms ils et il) adopte une esthétique féminine sur Princess Forever, s’appuyant sur leurs expériences en tant que transmasculinpersonne autrefois perçue comme une femme. Introspectif, lyrique et autant maître du synthé funky que de la guitare électrique, Dreamer Isioma est un conteur musical des temps modernes qui porte le flambeau de Tierra Whack et Coco & Clair Clair. Après avoir été acclamé par la critique – et une renommée personnelle – avec leur tube « Sensitive » de 2020 , Isioma a commencé à jeter le livre de règles et à s’engager sur sa propre voie d’auto-exploration et d’expérimentation musicale.
Princess Forever , la dernière offre sonore d’Isioma, a été conceptualisée par l’artiste après la transition et les voit continuer à s’appuyer sur l’éventail des genres de leur arsenal – plongeant dans le rock, le funk, le R&B et l’afrobeats tout en approfondissant encore les thèmes de l’amour , l’estime de soi et la communauté. Subtilement tissée tout au long des morceaux se trouve l’histoire de l’espace extra-atmosphérique du narrateur homonyme de l’album, retraçant un voyage similaire à la propre évolution d’Isioma au cours des dernières années.
Kay the Prodigy est une jeune artiste originaire de Strasbourg qui fait ses armes depuis l’âge de 15 ans avec le collectif LDE (Le Dernier Étage). Avec ses sonorités sombres et son flow planant, Kay s’empare du cloud rap et de la trap avec une aisance aussi déconcertante qu’assumée.
Son EP de cinq titres « Eastern Wind », qui a été créé en étroite collaboration avec le producteur Mezzo Millo et démontre le spectre musical de Kay, et suit exactement cette ligne . Ce n’est pas pour rien que la jeune rappeuse, avec ses rimes tranchantes sur des mélodies accrocheuses, des beats trap et des percussions drill, est depuis lors le visage de la scène sample drill française.
Justine Mauvin aka Sibu Manaï est réunionnaise d’origine espagnole. Justine Mauvin a grandi entre l’Océan et la Musique. Auteure compositrice interprète depuis l’âge de 13 ans, elle a d’abord voyagé grâce au surf et aux compétitions mondiales auxquelles elle participait. Aujourd’hui elle consacre sa vie à la musique et à propager une conscience de soin et d’amour, de respect et d’expression artistique et culturelle.
Sibu Manaï est une artiste lumineuse et inspirante, dont le regard sur le monde fascine. Elle incarne parfaitement l’adage qui est à l’origine de son nom, en cherchant toujours à cultiver sa propre beauté intérieure et à s’ouvrir aux autres.
En tant que surfeuse professionnelle, Sibu Manaï a remporté de nombreux titres, notamment en longboard. Mais sa passion pour la musique est tout aussi forte, et elle a commencé à écrire et à composer ses propres chansons dès l’âge de 15 ans.
Son premier EP, intitulé « On My May », est sorti en 2018. Il a été très bien accueilli par la critique, qui a salué son talent de compositrice et sa voix douce et envoûtante. Depuis lors, Sibu Manaï a continué à écrire de nouvelles chansons et à peaufiner son style musical unique.
Son nouvel opus, « Vavanguer », est sorti le 24 avril 2023. Il est le fruit d’une collaboration avec plusieurs artistes de renom, tels que le producteur électro The Avener et le guitariste Ibrahim Maalouf. L’album explore des thèmes universels tels que l’amour, la nature et la liberté, avec une sensibilité et une profondeur qui sont la marque de fabrique de Sibu Manaï.
Au-delà de sa carrière artistique, Sibu Manaï est également engagée dans la préservation de l’environnement. Elle utilise sa notoriété pour sensibiliser le public aux enjeux écologiques et pour encourager les jeunes générations à agir pour un monde plus durable.
Elle a l’écriture libre, presque automatique. Les mots s’imposent après, quand les notes ont déjà tracé un chemin. Anglais, Français et Créole. Les trois langues qu’elle a choisies pour raconter. Il y a surtout un univers qui s’incarne sans attendre et où Sibu Manaï invente la sensualité pas dupe.
Originaire de Martinique, et installé sur l’île, Erdan distille depuis quelques années ses idées en musique à travers des productions léchées. Avec un style aérien, et une volonté d’innover, ce jeune chanteur dévoile sa personnalité hors des sentiers battus régulièrement dans des vidéos sur instagram ou youtube. L’occasion s’est présentée de lui poser quelques questions pour mieux appréhender son univers étonnant.
Peux-tu me donner quelques infos sur ton parcours, les grandes dates ?
C’est compliqué de donner des dates réellement précises. Ce sont surtout des rencontres qui ont pour l’instant marqué mon parcours. Notamment avec mon oncle Henry qui m’a réellement donné goût à la guitare, puis avec ma tante Célia qui m’a appris le chant et enfin mon professeur de guitare : Astrubal. Toutes ces personnes ont marqué mon évolution dans la musique. Et bien sûr il y a mes parents, mes cousins, mes amis.
Tu cites comme influences principales Eugène Mona, PNL, Jeff Buckley et Nirvana, ce qui semble plutôt improbable de prime abord. Que trouves-tu chez ces artistes qui t’inspirent ?
Je crois que c’est la beauté de leur musique qui me parle essentiellement et puis la sincérité qu’elle retranscrit. En plus de tout cela je crois que ce qui les lie c’est une certaine « colère », une frustration qu’ils subliment par leur art. Je m’identifie à leurs émotions et je les comprends d’une certaine façon.
Tu dis aussi que la musique est pour toi autant une passion qu’une mission. De quel genre de mission veux-tu parler ?
Je crois en Dieu et je pense aussi que si on a un talent il faut s’en servir et le faire fructifier. Certains utilisent la musique comme un moyen à travers lequel ils glorifient Dieu par exemple. Bien que je l’ai fait dans un morceau à moi, j’ai plutôt tendance à voir ma musique comme un moyen de transmettre ce que je considère être « beau ». Que ce soit par des morceaux mélancoliques ou même « agressifs » j’essaye toujours de transmettre du beau ou de mettre de la lumière sur l’ombre. Je crois que c’est ça ma mission d’une certaine façon, transmettre la lumière, la beauté et l’espoir (parce qu’il y en a).
Qu’envisages-tu dans un futur proche pour ta musique ?
Avec mon cousin on travaille sur la sortie du clip de mon prochain single « Pleine Lune » le 3 mars 2023. Sur le court terme c’est ce sur quoi je travaille actuellement. Pour la suite, je continuerai à sortir d’autres morceaux et je compte vivre de ma musique.
Ella est une jeune chanteuse martiniquaise qui a récemment décidé de partager sa musique et de se lancer dans une carrière qui s’annonce prometteuse vue la grande maturité dont elle dispose déjà dans bien des domaines. En amont de son passage à Ubuntu le samedi 4 février, Mouv.fm en a profité pour lui poser quelques questions :
Peux-tu me donner quelques infos sur ton parcours, les grandes dates ?
Je suis diplômée de l’ESSEC depuis juin 2022, une école de commerce. Après 10 ans dans une chorale et après avoir organisé plusieurs petits concerts avec des reprises, en novembre dernier je me défie de faire un concert avec uniquement mes compositions. Je m’interrogeais « Est ce que les personnes qui aimaient entendre ma voix aimeraient ma musique eh mon univers ? ». C’est réellement après ce concert que j’ai commencé à mettre en avant mes morceaux, en concert et sur les réseaux sociaux.
Tu joues aussi d’un instrument ?
Je me suis remise à la guitare l’année dernière. C’est un instrument que j‘aime beaucoup et j’ai mis en place l’autodiscipline nécessaire pour progresser et surtout ne pas abandonner.
Tu définis ton style comme de la « pop caribéenne ». C’est quoi pour toi la « pop caribéenne » ?
Je définis la pop caribéenne comme un style à la croisée des courants musicaux internationaux. La pop caribéenne maintient tout de même une identité caribéenne forte à travers la langue utilisée, le placement des mots, les instruments choisis…
Tu as fait le choix de traduire toutes tes paroles en français sur tes vidéos ? tu peux nous expliquer pourquoi ?
J’ai étudié en Métropole ainsi qu’en Côte d’Ivoire. Et bien sûr chacun de ses voyages ont été accompagnés de rencontres précieuses qui ont alimenté mon inspiration et mes textes. Alors j’avais envie d’être comprise par le plus grand nombre, être « accessible » mais je voulais aussi montrer la magnificence du créole dans la musique parce que je trouve que c’est un langage très expressif qui laisse place à une diversité d’interprétations.
Jeune artiste en partie d’origine martiniquaise, installée à Londres depuis une décennie, Hezen propose depuis quelques années de découvrir son univers musical grâce à des clips chiadés et un vrai sens de la mise en musique. Ses morceaux à la croisée des chemins reflètent une personnalité complexe et bienveillante. A l’occasion de son passage en Martinique, nous avons pu la rencontrer et en savoir un peu plus sur son œuvre et ses projets.
Bonjour Sarah, peux-tu nous présenter ton parcours ?
Je m’appelle Sarah, mon nom d’artiste c’est Hezen. J’ai grandi en région parisienne et j’ai fait des études de Sciences Politiques à Lille. Puis quand j’avais environ 20 ans j’ai eu l’opportunité de terminer mes études à Londres, qui était un endroit où j’avais des connexions musicales, par rapport à mes influences qui étaient très trip hop à l’époque. Ma maman est martiniquaise, mon papa est d’origine biélorusse et polonaise. Du côté de ma mère, il y a aussi des origines indiennes, que l’on connaît bien en Martinique. Mon arrière- grand-mère était coolie. J’ai commencé à écrire de la musique, directement en anglais, quand j’avais 13 ans. Après mes études j’ai décidé de me lancer dans la musique. La raison officielle de ma venue à Londres étaient les études, et la raison officieuse c’est que j’avais très envie de revoir Londres, où j’étais venue quelques fois pendant mon enfance et mon adolescence, et qui m’avait énormément marquée. Je suis tombée amoureuse de Londres. J’y suis depuis 11 ans et je ne regrette rien.
Tu as quel âge, si cela ne te dérange pas de le dire ?
J’ai 34 ans, et cela ne me dérange pas de le dire. C’est vrai que dans la pop c’est un truc qui pèse un peu, plus les années passent, surtout en tant que femme, on a un regard qui n’est pas le même. Mais je ne m’en soucie pas trop, je n’ai rien à prouver.
Tes influences principales sont le trip hop, mais c’est un truc qui est peu « passé » pourtant.
Oui c’était mon influence à l’époque. Après je n’en écoute plus tellement maintenant. J’ai eu un gros coup de foudre pour le trip hop au début de mes 18 ans. On m’a fait découvrir Massive Attack, Tricky, Portishead et ça avait été assez fort pour moi, même si à bien y réfléchir j’avais commencé avec Radiohead, avec des chansons comme Idioteque, sur l’album Kid A. C’est une sorte d’OVNI électronique et ça m’avait énormément marqué. Mais je ne me vois pas vraiment rentrer dans une case. En ce moment je suis en train de « désensevelir » une espèce d’influence que je vois, maintenant, depuis plein d’années, mais à laquelle je n’avais jamais fait attention, c’est la techno. C’est plus la « dance music ». Je n’avais jamais été à une soirée techno avant cette année, et là j’ai découvert qu’il y avait plein d’aspects dans cette musique que j’ai retrouvés dans la mienne. En fait, ça a toujours été un peu là. Mais après je ne pourrai pas faire de la techno pure, ça ne m’intéresse pas.
Il y a très peu de voix dans la techno…
Il y a très très peu de voix en techno en effet. C’est un ami allemand qui m’a fait découvrir la techno, il y a un an. C’est quelque chose qui est en train de venir un peu plus, et d’un point de vue musical, j’ai l’impression d’avoir poussé ma musique « pop » déjà loin, et là où je m’amuse le plus c’est quand je fais quelque chose sans savoir vraiment d’où ça vient. Je suis complètement surprise. Alors forcément en tant qu’artiste on se pose la question « il faut que j’essaye de faire de la musique que les gens vont aimer… » mais en fait je me rends compte surtout depuis un an que je m’amuse bien plus quand je fais vraiment ce que je veux. Et là ça a bien commencé avec le titre So we happen que j’ai fini en Martinique. Quand je l’ai fini je ne savais pas ce que c’était, et c’est finalement là, dans cette Terra incognita, que je me plais le plus.
Alors justement, on est en Martinique, est-ce que tu penses qu’il y a une part de Martinique dans ta musique ?
C’est marrant parce que c’est mon ancien batteur à Londres qui m’a dit il y a trois ans qu’il y avait des sonorités caribéennes dans ma musique, et je ne savais pas de quoi il parlait, et je ne sais toujours pas d’ailleurs. Il connaît la musique bien plus que moi. Je viens en Martinique depuis que je suis toute petite car ma maman vient d’ici et on y a de la famille. Mais en tant qu’adulte je n’avais jamais passé trop de temps ici. Lors du deuxième confinement, entre deux confinements, je me suis échappé de Londres.
Tu es restée longtemps ?
A la base je devais rester un mois, mais finalement j’en suis resté neuf. A l’époque mes parents habitaient encore en Martinique. J’étais très dépressive quand je suis arrivée, en septembre, et à partir de janvier j’ai commencé à me sentir franchement mieux. J’ai eu vraiment l’impression que la Martinique m’a fait beaucoup de bien. C’était exactement ce dont j’avais besoin. J’avais le sentiment de me reconnecter avec quelque chose que j’avais oublié, et je me doutais en arrivant que c’était ce qu’il allait se passer mais je ne savais pas quelle forme cela allait prendre. C’est intense et ça m’a surtout guéri.
Est-ce toi qui t’occupes de la réalisation de tes clips qui sont très travaillés ?
Oui, totalement. C’est très souvent c’est dans les moments où je viens de terminer une chanson, juste avant de m’endormir, que je visualise le clip. C’est ce qu’il s’est passé sur le morceau The Girl you want, je me repassais le morceau du début à la fin, et j’ai vu le style entier se jouer dans ma tête. D’ailleurs le clip de ce morceau a été realisé par mon amie Alice Seabright, qui a depuis écrit et réalisé quelques épisodes de la série Netflix ´Sex Education’, ainsi que sa propre série Chloé sur BBC1 et Amazon, où The Girl You Want est d’ailleurs joue dans un des episodes
Ce clip a un côté “lychien”, comme dans la saison 3 de Twin Peaks. On dirait que tu as le même maquillage “sans yeux” que le personnage de Naido.
Je suis une grosse fan de Lynch et de Twin Peaks, mais je pense que le clip est sorti avant la saison 3 de Twin Peaks (un an avant, NDLR). Après je suis une super fan de Twin Peaks, je le répète. J’ai vu cette saison et pour moi c’est la meilleure télé que j’ai vue. Pour revenir à mon clip, c’est ma maman qui joue dedans. L’idée des miroirs venait de Cléo de 5 à 7 (d’Agnès Varda), qui est un film de la Nouvelle Vague. Cette chanson parle du Male Gaze (le regard masculin) et de la question de l’objectification du corps de la Femme. Les miroirs participent à cela. Le thème du morceau est “je suis une bonne actrice, je vais jouer le rôle que tu veux”.
Concernant tes clips que tu as fait en Martinique, comment as-tu rencontré les musiciens présents dans ces clips ?
En fait, on était en mars-avril 2021, et je commence à voir le moment où je dois partir de Martinique, et je me dis que quand même ça serait débile que je parte sans avoir fait un truc. C’est tellement beau. A l’époque je ne connaissais personne, ni vidéographe, ni musicien, et je commençais à stresser. A m’en vouloir. Et il y a eu un déclic, un lâcher-prise et je me suis dit que si cela ne se fait pas, ça ne sera pas grave. Et dès ce moment, toutes les pièces se sont mises en place. Donc par hasard j’ai rencontré à la plage une femme, qui est devenue une amie, et qui m’a dit dit “tu devrais contacter Sam, il organise des jams au Mangoresto”. Donc je contacte Sam, je lui explique et je lui demande si je peux jouer deux chansons avec mon papa à la guitare. Il me dit oui de suite, et quand je suis arrivé pour jouer, tout son groupe était préparé pour que je joue avec eux. Et c’est là que j’ai rencontré Tom au saxo, qui m’a introduit auprès de Jonathan Dansicare, dont le manager Bastien fait de la vidéo, et je rencontre aussi Johan Lebon au tambour, via John, et j’ai rencontré Marcus et Noss DJ, dont l’ingé son Gilles Pastel a branché les micros du Bèlè grâce à une copine de plage aussi.
Tu as rencontré tes musiciens comme cela à Londres aussi ?
Curieusement ça fait 11 ans que j’habite à Londre et je n’ai pas l’impression de connaître tant de musiciens que ça. On est beaucoup en fait, trop même. Mais la différence c’est que je suis arrivée toute seule en Martinique pour la première fois de ma vie. J’avais jamais habité toute seule de ma vie, et j’ai été obligé de m’ouvrir. Du coup, cela a facilité mes rencontres. En vrai j’étais une touriste, je ne parle pas créole, et j’ai du sortir pour faire des rencontres.
Comment vois-tu l’évolution de ta musique dans les deux prochaines années ?
Je pense que j’ai vraiment envie de pousser encore plus la partie expérimentale. J’ai vraiment l’impression depuis un an d’être dans un processus de détachement du carcan. J’ai deux pistes qui vont sortir en février, en audio immersif, pour une compilation et vu que ça ne fait pas partie d’un album, ou d’un EP, je me suis permis de partir un peu à droite à gauche. Je me suis tellement amusée et là j’ai plus envie encore d’expérimenter. il y aura toujours de la voix, mais je veux déconstruire les trucs. Mes chansons sont assez lentes, et là je sens que j’ai envie de monter en BPM (rires).
Arrivé en France vers ses 10 ans, Dave Wayne est un antillais Néerlandais de 25 ans qui bouscule tout dans l’univers Rap français. le jeune artiste est un cas à part ayant pour langue natal l’anglais, il interprète sa musique en français, ce qui est un cas rarissime.
Mais malgré son statut désormais ancré d’interprète en français, c’est bien avec la musique américaine que MadeInParis s’est façonné. Limiter madeinparis à un simple rappeur serait lui manquer de respect. Il est à la fois ingénieur son, photographe, réalisateur, graphiste, en bref un artiste complet. Cette palette artistique lui permet de proposer un rap unique en france, qui n’a pas grand chose à envier à la scène d’atlanta.
Derrière l’érotisme exacerbé qui transparaît vivement dans l’œuvre de MadeInParis, celui-ci ne voit qu’une forme de sincérité sur sa manière d’être.
Pas encore une star malgré ces premiers succès, MadeInParis sait déjà où il va, notamment d’un point de vue stratégique. Sur la question d’être très présent musicalement jusqu’à se rendre incontournable ou plutôt de se faire plus discret pour vendre la rareté de sa musique. Sur la pente ascendante grâce à une visibilité nouvelle sur les réseaux sociaux et une patte artistique qu’il développe à vue d’oeil, MadeInParis s’affirme donc comme un rookie à suivre de près. Et bien conscient que le plus dur reste à venir.
Les seuls artistes avec lesquels il rêvait de se produire sont PartyNextDoor, Burna Boy et The Weeknd qui l’a inspiré à faire de la musique.
MadeInParis ne manque pas de proposer du contenu auditif à son public. En effet, en deux ans, l’artiste a sorti quatre projets. En mai 2019 sort sa première mixtape Dopamine Effect, composée de 13 titres. Suivront Toujours Plus en 2019 et Vide en début d’année 2020, avant de revenir en décembre avec son nouvel EP Quel beau jour pour mourir, venant boucler cette année qui fut la sienne.
Une accession artistique rapide mais calculée. Des projets qui proposent de moins en moins de titres. Un choix judicieux et assumé par l’artiste qui se concentre à présent sur la qualité et la diversité. Ainsi, son troisième projet, composé de 10 titres, a permis à son public de s’intéresser davantage à cet artiste et s’imprégner de son univers
Plus vous en apprenez sur eux, plus le son de Gabriel est curieux : Lusk était directeur de chorale et finaliste de la série 2011 d’American Idol. Ses compagnons de groupe sont un compositeur californien de formation classique appelé Ari Balouzian et un réalisateur vidéo né à Sunderland, Ryan Hope, qui a nommé le groupe d’après la rue de Bishopwearmouth où il a grandi. Ils ont d’abord collaboré sur une publicité pour Prada en 2018, dont le morceau d’ouverture de l’EP, Loyalty , était issu : en dehors de Love and Hate in a Different Time, l’autre sortie de Balouzian et Hope en 2020 était la bande originale d’un documentaire sur Pepe the Frog .
La sortie de leur EP magistral « Love And Hate In A Different Time » les a amenés à signer un contrat mondial avec Atlas Artists et Parlophone, avec lesquels ils ont sorti « Angels & Queens – Part I , un mélange enivrant de gospel old-school, de R&B, de rock et d’atmosphères cool, qui explore les thèmes séculaires de l’amour et de la perte.
Le crooner émouvant du groupe de Los Angeles via Londres, Jacob Lusk, s’est classé cinquième sur American Idol en 2011, avant de poursuivre une carrière musicale solo intermittente, ainsi que de travailler comme directeur de choeur et choriste pour Diana Ross. Il a ensuite croisé la route du réalisateur-producteur Ryan Hope et du musicien classique Ari Balouzian en 2016, alors que le duo travaillait sur la musique d’une publicité à Los Angeles. Il se trouve qu’ils étaient à la recherche d’une chorale.
Hope et Balouzian sont tombés sur Lusk, qui correspondait parfaitement à la facture. Les trois se sont immédiatement connectés et ont commencé à créer de la musique originale en symbiose tous les quelques mois. Gabriels – du nom de la rue dans laquelle Hope a grandi à Sunderland, en Angleterre – est né et le reste, comme on dit, appartient à l’histoire.
« Nous venons tous d’horizons très différents, mais le fil conducteur qui nous unit est l’amour de la musique », déclare Lusk. » C’est la ligne sur laquelle nous nous rencontrons – nous voulons tous faire la meilleure musique possible. [Gabriels] a commencé juste pour le plaisir, ce n’était pas comme si un label nous avait réunis ou que nous essayions de conquérir le monde. C’était une sorte d’évasion de nos emplois. Nous sommes l’espace sûr l’un de l’autre.
Définie par des influences brumeuses de jazz et de R&B, la voix époustouflante de Lusk sur chaque morceau de Gabriels pourrait être comparée à des légendes vocales comme Billie Holiday et Nina Simone.
Une trentaine d’espèces de baleines et de dauphins fréquentent les eaux des Antilles françaises.
Cela représente 1/3 du nombre d’espèces de mammifères marins présents sur la planète ! Une telle richesse mérite d’être protégée. C’est bien la raison d’être du Sanctuaire Agoa, deuxième plus grande aire marine protégée française gérée par l’Office français de la biodiversité : veiller à la conservation de ces animaux et de leurs habitats.
A travers cette série de podcasts, le Sanctuaire nous fait découvrir la fragilité de ces géants des mers et leurs supers-pouvoirs, mais aussi pourquoi et comment les protéger.
Ce mois-ci sur Mouv’ du lundi au vendredi à 6h45, 7h45 et 8h45 et en podcast
La première émission de MOUV’ non exclusivement musicale, proposant un pas vers le multimédia et vers les autres formes artistiques.
S’imposer comme un acteur de la diffusion ciné, accompagné de partenaires de diffusion tels que Madiana et la Scène Nationale.
Notre orientation sera en lien avec l’actualité et les productions Caribéennes afin de devenir une référence dans le paysage multimédia national
MOUV’ et le cinéma Une ligne éditoriale dupliquant celle de la radio. :
moderne, insérée dans la culture urbaine et caribéenne, connectée à l’actualité.
La radio élargit son public de mélomanes, rétablit ce pont étroit entre les deux univers artistiques et s’ouvre potentiellement à d’autres partenaires
L’esprit de l’émission :
Une émission avec beaucoup de musique en résonance avec le cinéma
Une émission se posant comme un vrai espace d’information , de détente
Créer une communauté de cinéphiles et privilégier la réactivité
Très éclectique et avec un univers musical très varié
Responsable de la programmation cinéma à Tropiques Atrium et de son festival, Steve Zebina a participé à de nombreux festivals dans la Caraïbe en tant que jury, a animé des conférences, des émissions de radio et de TV . Un amoureux du cinéma et de la communication.
Il sera le chef d’orchestre de cette emission et articulera ses interventions sur :
Un regard sensible sur un sujet lié au 7ème:
Un regard sur un acteur / un réalisateur / la cinématographie d’un pays / d’une époque