Auteur/autrice : mouvadmin

  • Higgo, le son du futur

    Higgo, le son du futur

    DJ et producteur basé à Londres, Higgo est l’un des meilleurs artistes révolutionnaires du Royaume-Uni. 2023 devrait être la plus grande et la meilleure année de Higgo , signant exclusivement avec le nouveau label Helix Records, via Warner Music.

    Higgo a signé avec Minds On Fire une nouvelle JV avec BMG et a lancé son premier single sur Helix, « I Just Wanna Dance », avec le soutien de Radio 1, Kiss, ajouté à la playlist Capital Dance. 2020 a été une année charnière dans son ascension lorsqu’il a remporté un concours de remix, organisé en direct par Disclosure. Le remix de Disclosure ‘Restless’ a reçu le soutien de Disclosure eux-mêmes et de DJ EZ sur Radio 1.

     

    Il a lancé 2021 ‘Sleeping Alone’ avec Poppy Baskcomb sur le nouveau label Relentless 21NHG, qui a reçu une rotation sur Radio 1. Son single ‘Fantasy’ sur la nouvelle empreinte d’Atlantic Records Signal a reçu le soutien de Danny Howard sur Radio 1 , Sarah Story et Todd Edwards.

    « Crush » a été le premier single de Garage sur Spinnin’ Record. Il était n ° 1 sur le palmarès Beatport UK Garage, et Seth Troxier l’a choisi pour clôturer son Essential Mix sur Radio 1.
    Higgo est l’un des remixeurs les plus demandés, avec une liste impressionnante de crédits. Les remixes de Higgo de Diplo & Miguel Don’t Forget My Love ‘, piri & Tommy words, ont rehaussé son profil auprès d’un public mondial.

    https://www.youtube.com/watch?v=7B242fNQZUEhttps://www.youtube.com/watch?v=CNUTBnNQo3Yhttps://www.youtube.com/watch?v=tp-B8zSiu3A&t=21s

  • Mouv’ découvre…..Sibu Manaï

    Mouv’ découvre…..Sibu Manaï

    Justine Mauvin aka Sibu Manaï est réunionnaise d’origine espagnole. Justine Mauvin a grandi entre l’Océan et la Musique. Auteure compositrice interprète depuis l’âge de 13 ans, elle a d’abord voyagé grâce au surf et aux compétitions mondiales auxquelles elle participait. Aujourd’hui elle consacre sa vie à la musique et à propager une conscience de soin et d’amour, de respect et d’expression artistique et culturelle.

    Sibu Manaï est une artiste lumineuse et inspirante, dont le regard sur le monde fascine. Elle incarne parfaitement l’adage qui est à l’origine de son nom, en cherchant toujours à cultiver sa propre beauté intérieure et à s’ouvrir aux autres.

    En tant que surfeuse professionnelle, Sibu Manaï a remporté de nombreux titres, notamment en longboard. Mais sa passion pour la musique est tout aussi forte, et elle a commencé à écrire et à composer ses propres chansons dès l’âge de 15 ans.

    Son premier EP, intitulé « On My May », est sorti en 2018. Il a été très bien accueilli par la critique, qui a salué son talent de compositrice et sa voix douce et envoûtante. Depuis lors, Sibu Manaï a continué à écrire de nouvelles chansons et à peaufiner son style musical unique.

    Son nouvel opus, « Vavanguer », est sorti le 24 avril 2023. Il est le fruit d’une collaboration avec plusieurs artistes de renom, tels que le producteur électro The Avener et le guitariste Ibrahim Maalouf. L’album explore des thèmes universels tels que l’amour, la nature et la liberté, avec une sensibilité et une profondeur qui sont la marque de fabrique de Sibu Manaï.

    Au-delà de sa carrière artistique, Sibu Manaï est également engagée dans la préservation de l’environnement. Elle utilise sa notoriété pour sensibiliser le public aux enjeux écologiques et pour encourager les jeunes générations à agir pour un monde plus durable.

    Elle a l’écriture libre, presque automatique. Les mots s’imposent après, quand les notes ont déjà tracé un chemin. Anglais, Français et Créole. Les trois langues qu’elle a choisies pour raconter. Il y a surtout un univers qui s’incarne sans attendre et où Sibu Manaï invente la sensualité pas dupe. 

     

    https://www.youtube.com/watch?v=pB4lMNMQ_v8https://www.youtube.com/watch?v=K57DauTDk8g

  • Le mois spécial Jamiroquai

    Le mois spécial Jamiroquai

    Après avoir échoué à une audition pour devenir chanteur des Brand New Heavies, Jason Kay décide de monter son propre groupe. En écoutant la cassette qu’il a envoyée, le directeur de la maison de production s’attend alors à rencontrer par la suite une femme noire à cause de sa voix particulière laissant deviner plutôt une chanteuse afro-jazz. Le premier single de Jamiroquai, « When You Gonna Learn? » sort en 1992 sur le label Orenda. Il obtient un petit succès au Royaume-Uni permettant au groupe de signer un contrat de huit albums avec Sony (aujourd’hui « Sony Music Entertainment »). Le premier, intitulé « Emergency on Planet Earth », sort au début de l’été 1993, et remporte d’emblée un grand succès, se classant en Angleterre et contenant plusieurs hits (dont le Top 10 Too young to die). Le deuxième album, « The Return of the Space Cowboy », arrive fin 1994 et connaît également le succès.

    En 1996, avec la sortie du troisième album « Travelling Without Moving », Jamiroquai devient mondialement connu grâce à trois tubes « Virtual Insanity », « Cosmic Girl » et « Alright ». Le groupe fait un carton sur le marché du disque américain : aux « MTV Video Music Awards » de 1997, le clip vidéo de « Virtual Insanity » remporte quatre récompenses (meilleure vidéo, meilleurs effets spéciaux, meilleure mise en scène et prix de l’innovation vidéo).

    « Deeper Underground », nouveau tube international sorti l’année suivante, est intégré à la bande originale du film Godzilla (1998). La chanson « Canned Heat » figure aussi sur les bandes originales des films « Center Stage » (2000) et « Napoleon Dynamite » (2004).

    Le style acid jazz des trois premiers albums demeure sur le quatrième, « Synkronized » (1999), mais les goûts de Jay Kay se tournent vers du disco teinté de funk et de musique électronique, avec notamment « Supersonic » et « Destitute Illusions ». Ce nouvel album marquera un changement dans le groupe puisque le bassiste Stuart Zender décide de quitter la formation. Pour des raisons de droits d’auteurs entre Zender et le groupe, Synkronized, initialement appelé Symphonized (dont l’origine du nom reste inconnue mais supposé inventé par des fans), initialement terminé en 1998, a dû être réécrit intégralement.

    En 2000, le groupe écrit la chanson Everybody’s Going to the Moon pour la bande originale du film d’animation québécois Titan A.E..

    Cette nouvelle orientation favorise les succès commerciaux. Avec leur cinquième album « A Funk Odyssey » (2001), les influences disco deviennent une évidence. Le deuxième titre de cet album « Little L » connaît le succès dans le monde entier. Le 29 avril 2002, Toby Smith, claviériste et principal compositeur du groupe depuis 1992, quitte Jamiroquai.

    L’album Dynamite sort le 20 juin 2005|en musique. Classé troisième du hit-parade britannique, il atteint également le Top 5 un peu partout dans le monde, même si l’on peut noter, finalement, un moindre impact dans les classements et une amorce de déclin au niveau des ventes. Cet album est un des plus diversifiés de Jamiroquai. On peut aussi bien y trouver des morceaux dans le plus pur style disco (« ), que des chansons aux racines jazz (Talullah). Le premier single « Feels Just Like It Should » sort en 2005 et le second « Seven Days In Sunny June » au mois d’août qui fait partie de la B.O du film Le Diable s’habille en Prada.

    Début 2006, Jason Kay se dit amer d’être resté aussi longtemps avec sa maison de disques « Sony BMG Music ». Dans une interview avec le « Sydney Morning Herald », il déclare : « De nos jours, c’est 18 % de musique et 82 % de ce marketing à la con. La prochaine fois que je fais un album, je le mets sur Internet pour . » Il lance aussi une remarque sur la compilation « Greatest Hits » qui est purement une obligation contractuelle : « En 2006, nous sortons de cette putain d’image. Prenez votre «  »Greatest Hits » » et collez-le vous où je pense ». Ses différents commentaires dans une interview du « Sun » (« Il est temps de penser à autre chose. Je désire faire ma vie… Je veux la paix, la tranquillité et rencontrer une fille charmante puis avoir plein d’enfants. ») font courir la rumeur qu’il compte se retirer après « ‘The Dynamite Tour’ ».

    En , Jamiroquai annonce son partenariat avec la maison de disques « Columbia Records », label affilié à « Sony Music Entertainment ». , le groupe annonce officiellement la sortie de son album « Greatest Hits High Times 1992-2006 » qui paraît en fin d’année, atteignant la au Royaume-Uni et le Top 20 dans de nombreux pays. Cet album contient deux nouvelles chansons, « Runaway » et « Radio ». La sortie de ce septième album marque la fin du contrat entre Jason Kay et « Sony BMG Music ». Dans « Runaway », le chanteur s’adresse d’ailleurs directement à « Sony BMG Music », comme l’explique la théorie de SL, plus tard confirmée par Jay Kay lors d’une interview au célèbre magazine anglais « Blues and Soul » daté du 8 novembre 2006.

    Au fil des ans, Jamiroquai a influencé de nombreux artistes avec leur mélange unique de genres musicaux. Le groupe est également connu pour son engagement en faveur de l’environnement et de la protection de la planète, ainsi que pour son utilisation de la technologie solaire dans leur studio d’enregistrement.
    Depuis 2019, Jamiroquai a été relativement discret en termes de sorties musicales. Leur dernier album studio, « Automaton », est sorti en 2017. Cependant, le groupe a effectué une tournée mondiale en 2018 et 2019, avec des dates en Europe, en Amérique du Sud et en Asie]. Depuis, il n’y a pas eu d’annonces officielles concernant de nouveaux projets de la part de Jamiroquai.

    https://www.youtube.com/watch?v=4JkIs37a2JEhttps://www.youtube.com/watch?v=mXmHVpf27KE

  • Le mois spécial Israel Vibration

    Le mois spécial Israel Vibration

    Imaginez naître dans une famille pauvre d’un quartier mal famé de Kingston, dans la Jamaïque du début des années 50. Et imaginez en plus de ça, être atteint par ce que l’on appelle communément la polio. Voilà les conditions du début de la vie des trois membres d’Israel Vibration. Les trois gaillard à l’origine de cette formation, Cecil « Skelly » Spence, Albert « Apple » Craig et Lacelle « Wiss » Bulgin se sont en effet rencontrés tout enfant dans l’hospice spécialisé dédiés aux soins pour enfants malades, confiés par les famille vivant dans le dénuement le plus grand.

    Survivant à la sortie de l’adolescence de petits boulots que l’on trouvait par grappes entières sur les trottoirs du downtown market de Kingston, les trois compères, toujours sur la même longueur d’onde, chantent souvent après leur travail et acquièrent vite une petite reconnaissance locale. Malheureux dans leur recherche de producteur, ils finissent par trouver sur leur route un membres des Douze tribus d’Israel, une des branches du mouvement Rasta, qui se propose de financer leur premier 45 tours Why Worry en 1976. C’est ainsi que naquit Israel Vibration en tant que groupe. L’alliance improbable de trois éclopés dont personne ne voulait.

    Dès lors les événements s’enchaînent vite, et le trio peut se permettre d’arrêter ses activités mercantiles, pour se concentrer à l’écriture de musiques. Rattrapés par le petit monde de la musique en Jamaïque en cette fin de décennie ultra-productive, leur premier album The Same Song, est produit par Tommy Cowan (qui ne se gênera pas pour les escroquer tant qu’il peut). Le succès, local, est au rendez-vous. La formation enregistre ainsi encore cinq albums (dont un live) jusqu’en 1983. C’est à ce moment-là que le groupe se sépare une première fois, alors que ses membres sont à New York pour se faire soigner.

    Les tentatives solo des membres du groupe se soldent au mieux par des succès d’estime polis, et un nouveau producteur leur propose en 1988 de se reformer, et de tenter leur chance sur le “marché” européen et américain, qui reste friand de reggae à l’ancienne, dans l’esprit de ce que faisaient Bob Marley & the Wailers. Leur album Strenght of my life en 1988 marque donc le retour du groupe, qui enchaîne concerts, tournées et nouvelles compositions pendant une petite dizaine d’années, jusqu’en 1996 où, peu de temps après la sortie de leur album Free to move, Albert « Apple » Craig quitte le groupe de manière définitive pour tenter une carrière solo.

    Israel Vibration devenu duo, mais toujours backé par les formidables Roots Radics – ce qui permet de donner une densité musicale rare -, Skelly et Wiss continuent de faire ce qu’ils savent faire le mieux : vénérer Jah, fumer de la beuh, lire la bible quotidiennement comme le recommande les Douze tribus d’Israel, écrire de la musique et faire des tournées internationales. Ainsi, entre 1998 et 2015, ce ne sont pas moins de dix albums qui sortiront, dont un live. Depuis 2016, le groupe se consacre au live et a mis de côté la partie composition, se permettant enfin de vivre un peu sur leurs acquis, et se reposer.

    Le reggae proposé par Israel Vibration est chimiquement pur. Ayant eu la chance, à force de travail et d’obstination (car la chance se provoque aussi), de faire des premières parties de Bob Marley, leur a permis d’obtenir in finé une reconnaissance internationale et de continuer dans cette lignée. Les thématiques habituelles du reggae, matinées de mystique des Douze tribus d’Israël et de la rhétorique rasta, sont toujours évoquées au détour de chaque morceau.

    D’ailleurs, la difficulté que les membres du groupe ont pour se déplacer est à l’opposé de leur combativité sur scène ou dans la vie, issue de longues années de souffrances. Pourtant, ce qui caractérise les paroles des morceaux d’Israel Vibration a toujours été la bienveillance et le côté mystique, influence  des Douze tribus oblige. Là où tant d’autres se sont vautrés dans la violence et la victimisation, Israel Vibration, bien que dénonçant dans leurs paroles les difficultés de la vie des pauvres en Jamaïque et partout dans le monde, n’a cessé de porter un message positif et volontariste.

    En 2022 le groupe n’a plus réellement d’existence en tant que tel. Un seul des trois compères, Lacelle « Wiss » Bulgin, est toujours en vie. Apple est décédé en 2020, Skelly en août 2022. Pourtant, la musique et l’esprit d’Israel Vibration continuent de se répandre dans le vaste monde. Et sur les ondes de Mouv en ce mois de mars 2023

    ✍ David Bartoli

    https://www.youtube.com/watch?v=AbbLQrUotJchttps://www.youtube.com/watch?v=QX8xp6bUkiE

  • Robert Glasper : un musicien multidimensionnel

    Robert Glasper : un musicien multidimensionnel

    Nouvelle récompense  ! Fier d’une carrière longue et prolifique, parfois dans l’ombre, Robert Glasper a encore une fois été récompensé en remportant le Grammy 2023 du meilleur album R&B avec Black Radio 3. C’est la cinquième fois que Robert Glasper remporte un Grammy.

    Issu du monde du jazz, Robert Glasper, né en 1978, a déjà collaboré avec beaucoup de grands noms de la musique, en tant que directeur musical, programmateur, ou sideman. L’on peut citer l’éternel Herbie Hancock, Q-Tip, Slum Villa, Jay-Z, Talib Kweli, et toute la crème du hip hop qualitatif, principalement de la côte est des USA.

    Son style est pourtant beaucoup plus large que ses collaborations le laisseraient penser. La touche hip hop et jazz est bien entendu primordiale, mais sa capacité à écrire lui permet de concevoir des œuvres qui transcendent les genres musicaux. De la Soul, au  Gospel, en passant par le Rock, puis le R&B, ses compositions voguent entre les styles au gré de ses expérimentations.

    Malgré une carrière fournie et riche, la dernière récompense de Robert Glasper n’a pas été du goût d’un de ses concurrents, en l’occurence Chris Brown, qui ne le connaissait visiblement pas et s’est répandu de manière agressive sur les réseaux sociaux, avant de se rétracter et de s’excuser.

    Rien de bien important pour Robert Glasper qui continue son odyssée musicale pour notre plus grand plaisir.

    ✍ David Bartoli

  • Mouv’ découvre…..Erdan

    Mouv’ découvre…..Erdan

    Originaire de Martinique, et installé sur l’île, Erdan distille depuis quelques années ses idées en musique à travers des productions léchées. Avec un style aérien, et une volonté d’innover, ce jeune chanteur dévoile sa personnalité hors des sentiers battus régulièrement dans des vidéos sur instagram ou youtube. L’occasion s’est présentée de lui poser quelques questions pour mieux appréhender son univers étonnant.

    Peux-tu me donner quelques infos sur ton parcours, les grandes dates ?

    C’est compliqué de donner des dates réellement précises. Ce sont surtout des rencontres qui ont pour l’instant marqué mon parcours. Notamment avec mon oncle Henry qui m’a réellement donné goût à la guitare, puis avec ma tante Célia qui m’a appris le chant et enfin mon professeur de guitare : Astrubal. Toutes ces personnes ont marqué mon évolution dans la musique. Et bien sûr il y a mes parents, mes cousins, mes amis.

    Tu cites comme influences principales Eugène Mona, PNL, Jeff Buckley et Nirvana, ce qui semble plutôt improbable de prime abord. Que trouves-tu chez ces artistes qui t’inspirent ?

    Je crois que c’est la beauté de leur musique qui me parle essentiellement et puis la sincérité qu’elle retranscrit. En plus de tout cela je crois que ce qui les lie c’est une certaine « colère », une frustration qu’ils subliment par leur art. Je m’identifie à leurs émotions et je les comprends d’une certaine façon.

    Tu dis aussi que la musique est pour toi autant une passion qu’une mission. De quel genre de mission veux-tu parler ?

    Je crois en Dieu et je pense aussi que si on a un talent il faut s’en servir et le faire fructifier. Certains utilisent la musique comme un moyen à travers lequel ils glorifient Dieu par exemple. Bien que je l’ai fait dans un morceau à moi, j’ai plutôt tendance à voir ma musique comme un moyen de transmettre ce que je considère être « beau ». Que ce soit par des morceaux mélancoliques ou même « agressifs » j’essaye toujours de transmettre du beau ou de mettre de la lumière sur l’ombre. Je crois que c’est ça ma mission d’une certaine façon, transmettre la lumière, la beauté et l’espoir (parce qu’il y en a).

    Qu’envisages-tu dans un futur proche pour ta musique ?

    Avec mon cousin on travaille sur la sortie du clip de mon prochain single « Pleine Lune » le 3 mars 2023. Sur le court terme c’est ce sur quoi je travaille actuellement. Pour la suite, je continuerai à sortir d’autres morceaux et je compte vivre de ma musique.

    ✍ David Bartoli

     

     

    https://www.youtube.com/watch?v=xdX4J2RFlGA

  • Mouv’ découvre…..Ella

    Mouv’ découvre…..Ella

    Ella est une jeune chanteuse martiniquaise qui a récemment décidé de partager sa musique et de se lancer dans une carrière qui s’annonce prometteuse vue la grande maturité dont elle dispose déjà dans bien des domaines. En amont de son passage à Ubuntu le samedi 4 février, Mouv.fm en a profité pour lui poser quelques questions :

    Peux-tu me donner quelques infos sur ton parcours, les grandes dates ?

    Je suis diplômée de l’ESSEC depuis juin 2022, une école de commerce. Après 10 ans dans une chorale et après avoir organisé plusieurs petits concerts avec des reprises, en novembre dernier je me défie de faire un concert avec uniquement mes compositions. Je m’interrogeais « Est ce que les personnes qui aimaient entendre ma voix aimeraient ma musique eh mon univers ? ». C’est réellement après ce concert que j’ai commencé à mettre en avant mes morceaux, en concert et sur les réseaux sociaux.

    Tu joues aussi d’un instrument ?

    Je me suis remise à la guitare l’année dernière. C’est un instrument que j‘aime beaucoup et j’ai mis en place l’autodiscipline nécessaire pour progresser et surtout ne pas abandonner.

    Tu définis ton style comme de la « pop caribéenne ». C’est quoi pour toi la « pop caribéenne » ?

    Je définis la pop caribéenne comme un style à la croisée des courants musicaux internationaux. La pop caribéenne maintient tout de même une identité caribéenne forte à travers la langue utilisée, le placement des mots, les instruments choisis…

    Tu as fait le choix de traduire toutes tes paroles en français sur tes vidéos ? tu peux nous expliquer pourquoi ?

    J’ai étudié en Métropole ainsi qu’en Côte d’Ivoire. Et bien sûr chacun de ses voyages ont été accompagnés de rencontres précieuses qui ont alimenté mon inspiration et mes textes. Alors j’avais envie d’être comprise par le plus grand nombre, être « accessible » mais je voulais aussi montrer la magnificence du créole dans la musique parce que je trouve que c’est un langage très expressif qui laisse place à une diversité d’interprétations.

     

    ✍ David Bartoli


  • Le mois spécial Masters at Work

    Le mois spécial Masters at Work

    Dans la longue histoire de la Musique moderne, l’on pourrait citer de nombreux duos de grands producteurs, de différentes époques, dans différents styles. Mais peu ont eu une carrière aussi longue et prolifique que celle de Louis Vega et Kenny Gonzales. Ces deux DJs producteurs new-yorkais, d’ascendance portoricaine, influencent toute la scène house depuis plus de 30 ans.

    Dès la fin des années 80, sous le nom de Masters at Work, emprunté à leur ami Todd Terry qui a signé précédemment quelques prods sous cet alias, Little Louis Vega et Kenny Dope Gonzales ont imposé leur marque de fabrique. Leur sens du groove, leur connaissance académique du Funk et des musiques latino-africano-américaines, et l’environnement musical de New York du début des années 90 ont fait du travail en duo ou en solo des Masters at Work une référence absolue de la House.

    Connus pour leurs collaborations avec de vrais musiciens, enregistrés en direct, comme ce fut le cas pour leur deuxième album Nuyorican Soul, les Masters at Work ont puisé dans leur héritage musical pour écrire une œuvre globale marquée par le mélange et la chaleur. Hormis quelques productions plus “froides” comme The Ha Dance, hymne fondateur de la scène Ballroom, la musique des Masters at Work est marquée par l’influence moite et enjouée des sonorités afro-caribéenne. Que ce soit en samplant Hector Lavoe (dont Louie Vega est le neveu), ou en reprenant certains titres de Fela (qu’ils adorent et ont grandement contribué à faire redécouvrir), Kenny Dope et Louie Vega ont toujours mis en avant l’héritage des musiques “noires”, marquées par les percussions et les congas en tout genre, de tous les continents. Leur style caractéristique, une fois rapidement décortiqué et ressenti, permet de très rapidement identifier leurs productions.

    https://www.youtube.com/watch?v=ahZgbXfbGEchttps://www.youtube.com/watch?v=gEe29BNR2jU

    Leur parcours musical, de collaborations prestigieuses avec de nombreux musiciens comme Roy Ayers (encore lui), Jocelyn Brown, Tito Puente et beaucoup d’autres, a démontré une redoutable et constante efficacité pour créer de superbes morceaux, en plus des remix ou édit dont Kenny Dope s’est fait une spécialité. Une des collaborations les plus fructueuses des MAW, l’acronyme le plus usité pour parler d’eux, a été avec India, ex-épouse de Louie Vega, dont l’incroyable voix puissante (quoique parfois un peu “too much”) a sublimé de nombreux opus. Parmi ceux-ci l’ont peut citer l’hymne féministe Runaway, mais aussi I can’t get no sleep, et surtout Love & Happiness, produit par River Ocean, un autre alias de Louie Vega, avec ses percussions folles, et son début intégralement pompé sur le Aguanile de Hector Lavoe, véritable hymne à Yemaya et Ogun, divinités yorubas importées d’Afrique dans toute l’amérique avec les esclaves pris dans les contrées du Golfe de Guinée.

    https://www.youtube.com/watch?v=Avk-SPGLqM8https://www.youtube.com/watch?v=ay89SX8fuqo

    un classique house du début des 2000 où Louie Vega, avec Julie McKnight, répond subtilement au Gypsy Woman de Crystal Waters

    Kenny Dope, comme Louie Vega, ont aussi fait quelques incursions plus pop et disco, notamment avec le single The bomb de The Bucketheads (alias), dont les notes de trompette, et l’accroche “this sound fall into my mind”, puisées dans le Street player du groupe Chicago, a depuis été repris pas beaucoup, et demeure un des plus grands classiques house des 90s.

    https://www.youtube.com/watch?v=no1vf854aUchttps://www.youtube.com/watch?v=HJMw8cUGjwI

    La production des Masters at Work est bien trop pléthorique pour être intégralement citée dans un seul article. Les productions et remix, faits en nom propre par le duo, ou en solo, avec leurs très nombreux alias, se retrouvent un peu partout dans des sorties ou compilations depuis 30 ans. Être exhaustif avec de tels producteurs nécessite une attention particulière que peu de journalistes se sont risqués à tenter. Même Discogs peine à recenser toutes leurs productions.

    Voir les Masters at Work, qui jouent rarement ensemble, ou les voir en solo, est la garantie d’écouter une sélection impeccable, imparable, dans la plus belle des traditions de la house new yorkaise, et par extension, universelle.

    ✍ David Bartoli

  • La Créole fête ses 5 ans

    La Créole fête ses 5 ans

    Vendredi 20 janvier, le Collectif parisien festif à géométrie variable La Créole a fêté ses 5 ans lors d’une soirée dantesque à Montreuil. Depuis des années, ces soirées courues sont l’occasion d’un véritable mélange culturel entre la puissance musicale des caraïbes et l’esprit de la fête à la berlinoise (ou londonienne).
    Cet anniversaire est l’occasion de faire le point sur le succès de cette soirée menée par un collectif innovant, inclusif et  chaleureux. La recette est simple, mélanger les principaux genres musicaux tropicaux, principalement des antilles françaises ou anglophones, et d’Afrique, lors d’une grande fête oeucuménique où tout le monde est le bienvenu, dans le respect de l’Autre.

    Parmi les DJ résidents de ces soirées, on retrouve Lazy Flow dont la maîtrise du dancefloor et la sélection musicale sont unanimement reconnues. Greg, Sylvere, Margaux 59000 et parfois même Teki Latex (ex TTC) complètent la liste des DJs qui assurent l’ambiance moite de ces soirées immanquables. Bientôt en Martinique ?

    Par David Bartoli

  • Chassol

    Chassol

    Christophe Chassol vient de signer la Bande Original de la série En Place de Jean-Pascal Zadi. Après leur collaboration sur le film Tout Simplement Noir, les deux compères profitent de cette satire politico-sociale pour proposer une belle création franchement humoristique, assorties de musiques inspirées, avec un thème récurrent éponyme, En Place, décliné dans plusieurs variations, un morceau-titre I’ll be President et des titres très courts aux nom évocateurs comme Onanisme ou Orchestrales Manoeuvres (Dans le Dark).

    La patte de Chassol, aérienne et jazzy, et son savoir-faire, se retrouvent tout au long de cette brève BO qui accompagne parfaitement un programme aussi hilarant que subtil.

    Chassol continue son travail musical innovant, et propose toujours, avec Saskia de Ville, ses podcasts Les quatre saisons ne sont pas qu’une pizza sur Radio France, ou des morceaux ou des genres musicaux sont habillement décortiqués pour mieux en montrer la beauté.

    Par David Bartoli