Catégorie : Music & Lifestyle

  • Défilé 3D par Anifa Mvuembe

    Défilé 3D par Anifa Mvuembe

    Anifa Mvuembe, 28 ans s’est fait connaître il y a quelques années grâce à ses créations vestimentaires contemporaines. Originaire du Congo, elle grandit et progresse dans le milieu aux États-Unis, dans le Maryland.

    Anifa débute la confection de vêtement depuis 2011 et lance son entreprise un an plus tard, à 21 ans. Fin d’année dernière, après avoir ouvert sa première boutique, elle a la chance de participer à un évènement Teen Vogue, dans le cadre de la New York Fashion Week, où déjà, sous le feu des projecteurs, elle suscite l’intérêt de certaines célébrités.

    Suite à la crise sanitaire, les défilés doivent se réinventer. Et Anifa Mvuembe met en place ce que personne n’avait encore jamais fait en matière d’événement fashion. Dimanche dernier, la créatrice a posté sur Instagram un défilé hors du commun sans podium et surtout sans aucun mannequin. Ce show inédit et innovant a mis en scène des silhouettes se mouvant en 3D et dévoilant sa nouvelle collection Pink Label Congo, en hommage à la mode africaine, mais aussi aux réalités des peuples de sa région.

    Ce nouveau concept qui a créé une véritable rupture au sein de ce secteur est un pari réussi pour la jeune femme qui a su en faire également un événement médiatique d’envergure.

    https://www.youtube.com/watch?v=LZ1h0Zj5gAs





  • Toujours Lenny Kravitz

    Toujours Lenny Kravitz

    Dans le registre des troubadours rock infatigables, il reste encore quelques bonnes pépites qui semblent ne pas avoir pris une ride. Juste un an après son Raise Vibration Tour, Lenny Kravitz devait nous régaler avec une grande tournée mondiale Here To Love. Elle se devait être la suite cool de celle de 2019, avec plus de mélodies et de volupté.

    Compte tenu du désordre planétaire ambiant, il faudra attendre quelques mois avant de revoir sur scène les déhanchements sexy du trublion funky.
On découvre cependant ces jours-ci le clip de « Ride », l’un des singles figurant sur le dernier album studio du rockeur vétéran, Raise Vibration 2018.

    La vidéo a été réalisée par Mark Seliger – qui a déjà travaillé avec Kravitz dans le passé. « Ride » est une chanson romantique et Lenny Kravitz nous emmène pour l’occasion dans les rues de Paris, pour une balade en amoureux…à ses côtés – et pour ne rien changer au style crooner irrésistible – la top model Aliana King.

    C’est beau, c’est doux et c’est du Lenny comme on l’aime !
    Lenny Kravitz est l’artiste du mois sur Mouv’





  • BLUE BEATS LAB : 2 étoiles du Jazz Anglais sur Mouv’

    BLUE BEATS LAB : 2 étoiles du Jazz Anglais sur Mouv’

    NK-OK et Mr DM (le multi-instrumentiste tantôt aux claviers, à la guitare ou la basse). Ces deux londoniens âgés de 20 & 25 ans, baignent dans la musique depuis leur adolescence… Leurs influences incluent le jazz, le hip-hop, la soul, le funk, le R&B et autres.

    Mixez le tout et sortez le son de Blue Lab Beats!  

    Ils gagnent régulièrement des éloges sur la scène jazz londonienne, et pour cause sur « Blue Skies », par exemple, le duo complète une mélodie de cuivres détendue mais édifiante avec un rythme régulier de boom-bap; c’est une formule simple, mais tout à fait efficace

    Grosse claque et immense coup de cœur

    https://youtu.be/yW04o6w1_CQhttps://youtu.be/8pkKtFb2fws

  • Éternelle Makossa

    Éternelle Makossa

    Alors que Papa Manu s’apprêtait à fouler début avril notre scène foyalaise et que les amis de Mouv’ jouissaient déjà à l’annonce du mois du parrain, la bête immonde lui prenait son dernier souffle dans un hôpital de Melun.
    Manu Dibango était pourtant sûrement entré dans la cour des immortels de la musique contemporaine, et ce au terme d’une immense carrière de plus de 60 ans !

    Le saxophoniste camerounais avait scellé plusieurs poutres de la grande maison de la world music, et inspiré de très grands. Il avait parcouru la planète investissant les salles les plus prestigieuses (Olympia, Appollo Theater, Madison Square Garden, Yankee Stadium…) avant d’être nommé en 2004 artiste de l’UNESCO pour la paix. Ainsi Jay Z, Les Fugees, Rihanna ou autres Booba ont samplé le Makossa de l’oncle Manu.

    Même l’immense Michael (Jackson bien sûr !), aidé de son mentor Quincy, s’y est mis sur un fameux « Wanna be startin’ something » avec un mémorable sample du Ma-ma-se Ma-ma-ko-sa (ce qui lui vaudra par ailleurs de rétribuer le saxophoniste par la suite au terme d’un arrangement amiable).

    Manu Dibango, d’une grande humilité, était par contre très grand en musique…et ne manquait jamais de souffle.

    https://youtu.be/o0CeFX6E2yI







  • Mama à l’Ouest

    Mama à l’Ouest

    Un peu plus de 10 ans après le lancement de leur premier hôtel Rue de Bagnolet, l’équipe de choc menée par le groupe Trigano, flanqué de Philippe Stark et du « philosophe urbaniste » Cyril Aouizerate (propriétaire des tous nouveaux MOB Hôtels), remet ça pas loin du parc des expos de la Porte de Versailles. Mama Shelter se pose donc une seconde fois à Paris, fort de son succès à Toulouse, Marseille, Lyon, mais également Rio, Belgrade, Los Angeles et…Prague !

    Plus qu’un hôtel boutique, dont il revêt toutes les formes, le Mama est un lieu de vie beau, moderne, sexy à l’esprit culturel décomplexé. Le concept est certes décalé, hyper urbain dans un minimalisme affirmé et dérogeant aux règles habituelles de l’hôtellerie, mais on y apprécie une volonté affichée de finition irréprochable dans une extravagance maîtrisée. Et le concept se décline aisément et librement en prestations ou produits étonnants mais forts appréciables, voire utiles pour l’hôte ou l’homme d’affaires de passage. Aussi, depuis 2014, l’enseigne a rejoint le département lifestyle du groupe Accor qui en prend plus d’un tiers du capital en y voyant une opportunité évidente d’ajouter une touche sexy, fun et design à un savoir-faire qui lui manque.

    Mama soigne la décoration (au plafond souvent), la restauration (en faisant appel à de grands chefs pour ses cartes), ses bars et son animation (beaucoup des meilleurs DJs de la ville s’y retrouvent en week-end). Faîtes-y une halte à l’occasion…et swinguez aux sons de Walter Wallace en sirotant un Fashion Mama !

    https://www.mamashelter.com/fr/

    https://youtu.be/-eXNtfO7yKk

  • Still DRE

    Still DRE

    Compton, banlieue pauvre de Los Angeles, Californie, 1965 ; André Romell YOUNG, alias Dr Dre, arrive sur Terre, et par là même ouvre la porte d’un univers dont il deviendra plus tard l’empereur ; la planète Rap, et son satellite G Funk.

    Après des débuts de DJ très furtifs, Dre lance en 1988 un des premiers groupes de gangsta rap (aux côtés de Ice Cube et Easy E) sur leur tout nouveau label Ruthless Records ; bilan plus de 11 millions d’albums vendus et 2 nominations aux Rock n’ Roll Hall of Fame. De quoi investir en 1996 (après la sortie en 1992 de son album solo The Chronic jetant les bases du G Funk made in West Coast, et quatre années agitées au sein du très controversé label Death Row du bad boy Suge Knight) sur son gargantuesque label Aftermath, en joint-venture avec le non moins colossal Interscope de Jimmy Iovine. Dès lors, Dre écrit ce qui sera l’une des plus mémorables et prolifiques sagas du Hip-Hop, et signe tour à tour les meilleurs MCs de toute l’histoire du rap dont Snoop Dogg, 2Pac, Eminem, 50 Cent, Busta Rhymes et Kendrik Lamar.

    Quelques centaines de millions de dollars plus loin, il crée en 2006 (encore avec son pote Jimmy Iovine), la marque de casques haut de gamme Beats by Dre. Il la revendra à Apple en 2014 (avec le catalogue Beats Music fort de quelques 20 millions de titres), pour la somme pharaonique de 3 milliards de dollars, ceci tout en négociant avec Tim Cook un poste de conseiller technique à vie au sein de la marque à la pomme.
    Dr Dre a été classé par Forbes comme le second producteur de Hip Hop le plus riche avec une fortune évaluée à plus de 850 millions de dollars.

    https://youtu.be/K8jFDjjOqbA





  • Lura : la diva du Cap-Vert

    Lura : la diva du Cap-Vert

    Le samedi 7 mars 2020, j’ai eu le plaisir de rencontrer Lura lors de son concert à l’Atrium en Martinique par le biais de la radio Mouv.fm, une radio alternative basée à Fort-de-France. C’est une belle collaboration qui s’annonce! Et grâce à eux, j’ai fait connaissance avec une femme passionnée et passionnante, qui a pris le temps de nous chanter le titre : « Fanm Matinik Dou » de Francisco en créole martiniquais, qui a introduit le son de la conque de lambis dans un de ses titres en plein milieu de son concert. C’est une show-woman, elle prend le temps d’interagir avec son public, de l’inclure dans son spectacle. Afrique, Cap-Vert en passant par la Martinique, on est venu pour voyager musicalement. Elle se livre entière, elle fait des blagues, on est entre amis, on s’était perdu de vue, on fait connaissance. Tellement…Qu’on n’a pas envie de lui dire au revoir, on en veut encore! Et sous une standing ovation, elle revient et se donne encore pour deux chansons. Tout ça, c’est Lura et franchement ça vaut le détour !

    Lura en question
    J’ai pu interviewer Lura dans le cadre somptueux du Simon Hôtel, un hôtel 4 étoiles situé en plein cœur de la ville de Fort-de-France.

    Vous vous appelez Maria de Lurdes Pina Assunção, pourquoi avoir choisi Lura comme nom de scène ?
    « Lura c’est l’abréviation de Lurdes et de Assunção, c’est mon surnom, mon nom d’artiste. C’est une façon de protéger ma vie privée. Lura c’est l’artiste et Maria de Lurdes c’est autre chose. »

    Comment êtes-vous passée de sports études à un album zouk en collaboration avec Juka?
    « Juka c’est celui qui a découvert ma voix…J’étais encore à l’université, j’avais choisi la spécialisation danse. Pour choisir cette option, il fallait impérativement savoir faire de la danse classique et je ne savais pas. Je connaissais déjà Juka et je l’ai appelé pour qu’il me conseille. A ce moment-là, il donnait des cours de danse, il faisait des répétitions à côté de chez moi. Je participais à ses cours de danse et puis un jour il m’a dit : « ok, Lura tu veux danser mais je vais bientôt enregistré mon premier album, ça te dirait d’enregistrer un duo avec moi? » Il n’avait jamais entendu ma voix et moi-même je n’était pas consciente que je pouvais chanter. C’est la première fois que quelqu’un me parlait de chanter…alors j’ai dit non! Je n’avais jamais chanté de ma vie. Finalement, on a fait une expérience en studio, un duo qui s’est révélé être un succès. On a voyagé dans tous les pays africains où on parle portugais comme l’Angola, le Mozambique…C’est là que tout a commencé!«

    Pourquoi ne chantez-vous qu’en créole?
    « J’ai commencé à parler le créole tard, je suis née à Lisbonne, je parlais toujours en portugais. Chanter en créole c’est rendre hommage à mes origines, mes racines cap-verdiennes. »

    Quelle a été l’influence de Césaria Evora sur votre carrière?
    « Elle m’a donné la fierté de chanter ma terre, mes origines dans le monde. J’ai fait 3 concerts au Portugal avec Césaria Evora, j’ai eu l’opportunité de chanter avec elle alors qu’elle était au top de sa carrière, elle jouait dans les meilleures salles du Portugal. J’ai pu faire sa première partie. Elle était notre diva. Après, on a fait un duo. Les derniers concerts de sa vie, on les a fait ensemble. C’était une chance incroyable, elle est une référence pour tous les cap-verdiens. »

    D’où vous vient votre inspiration?
    « Le quotidien, la vie, l’amour…Toutes les choses de la vie! Je me concentre toujours sur le positif, je vois toujours le bon côté dans une situation. J’aime chanter le positif, la joie. La vie est déjà triste alors on va pas pleurer tout le temps! »

    Comment avez-vous vécu vos premiers succès? Étiez-vous bien entourée?
    « C’était des nouvelles sensations, des nouvelles expériences tout le temps. Pour ma famille, ça a été une vraie surprise. J’ai commencé à sortir le soir, à rentrer tard! Je rentrais à 4h pour aller en cours à 8h. C’était nouveau pour eux. Petit à petit, j’ai commencé à connaître des gens, à connaître le métier. J’ai reçu une bonne éducation, nous avions de bonnes valeurs à la maison. Je ressens tout de suite les mauvaises vibrations et je préfère couper court quand je ne le sens pas. Je n’ai pas peur de dire non quand je sens que ce n’est pas pour moi. »

    De toute votre discographie, quel est l’album qui vous a le plus touché ?
    « Si les chansons ne me touchent pas, je n’enregistre pas! Avec le temps, mes albums sont de plus en plus matures. Mon grand succès mondial c’était l’album « Di Korpu Ku Alma« , après j’ai continué dans le même style mais toujours plus profond, plus mature, toujours sur les racines, les histoires du Cap-Vert! Le dernier album : « Herança » (qui signifie « Héritage ») date de 2015, dans cet album je parle de mon héritage africain, de Gorée : l’île sénégalaise où les esclaves partaient pour aller au Cap-Vert. Là, ils ont trouvés les portugais, la colonisation et le métissage. Voilà comment est né le Cap-Vert. »
    « J’ai beaucoup voyagé dans les pays africains comme le Sénégal, le Zimbabwé, le Congo et Côte d’Ivoire. L’Afrique c’est spécial, tu ressens que c’est l’origine de tout. Il faut y aller! »

    Votre plus belle rencontre?
    « Ma fille. Elle a 3 ans, je l’ai eu tard, à 41 ans. Elle est à Lisbonne en ce moment. (Elle me montre une photo de sa fille sur son portable). »

    Pensez-vous changer de style musical un jour?
    « Oui, je cherche tout le temps d’autres influences musicales. J’ai toujours envie d’évoluer, de rester moderne, actuelle. »

    Avez-vous un prochain album en préparation?« Depuis 2015, je suis devenue maman. Beaucoup de choses se sont passées dans ma vie personnelle. Parfois c’est difficile de concilier ma vie privée et ma carrière. Ma fille est née au Cap-Vert et après on est partie vivre à Lisbonne. Mon premier album a été plus facile a enregistré, je n’avais aucune responsabilité, tout se faisait au feeling. Maintenant, je recherche le message, la musicalité, je veux un album réfléchi, c’est pour ça que ça prend du temps! C’est pour bientôt, je ne me suis fixée aucune date butoir, c’est beaucoup trop stressant, je ne veux pas forcer les choses. »

    C-vryne22

    Photos du concert à l’Atrium
    © Crédit Photos : Frédéric Thaly

    https://youtu.be/jX6N9zI6B8o







  • Lenny « stylee » KRAVITZ

    Lenny « stylee » KRAVITZ

    A l’approche de la grande entrée principale « façon ranch » de la toute nouvelle hacienda carioca de Lenny Kravitz, on n’a pas idée de la dimension artistique de l’aménagement du domaine.

    Plus de 9 ans après cette acquisition coup de cœur juste avant un retour à Paris, le rocker new yorkais fait de cette vieille usine à café une des premières vitrines de son label Kravitz Design. De l’extraordinaire piano Kawaï en plexiglass hérité de Ingrid Bergman au mobilier et parquets en bois massif, en passant par ces photos NB gigantesques inédites et autres pièces rares ayant appartenu à Andy Warhol, le voyage à travers cette propriété exceptionnelle nourrit l’inspiration dans un tournis créatif.

    Car il est bien question d’esprit créatif pur dont l’icône rock fait preuve depuis des années aussi bien dans ses collaborations avec des maisons de vêtements & accessoires de renom qu’avec des hôtels de luxe. De cette mise en scène architecturale brésilienne à ses excentriques collections contemporaines il n’y a qu’un pas pour Lenny…entre autres innombrables paires de boots de James Brown, Prince et Muhammad Ali ou vestes de Jimi Hendrix.

    De quoi ne pas s’étonner de ce point de chute vertigineux qu’est le 75Kenmare, complexe d’appartements de haut de gamme dans la rue du même nom à Manhattan, où architecture classique tutoie Art Nouveau et déco moderniste. Vivement son concert à Paris en juin prochain !

    https://75kenmare.com/

    https://youtu.be/qaeF6_E09Co



  • Bad Boys…The End

    Bad Boys…The End

    Du binôme pêchu Will Smith/Martin Lawrence des années 90, il ne reste qu’une très légère et soporifique équipe de flics en permanente auto dérision errant dans les rues de Miami.

    Et des courses poursuites dans la chaude cité latino-américaine, il nous reste un goût amer de déjà vu médiocrement réchauffé. La non moins déroutante boucle généalogique du duo Bilall Fallah et Adil El Arbi, les producteurs de ce nouveau volet – entre l’inspecteur Mike Lowrey (Will Smith) et son rival gangster de fils -, ne fera que plomber davantage cette triste tentative de comme back.

    On ère pendant plus de quelques très lourdes 120 minutes entre scènes d’action invraisemblables et ésotérisme primaire où Paola Nuñez incarne la fausse witch de service. Les quelques échanges clownesques entre les vieux bad boys n’arrivant pas à nous faire oublier la pauvreté du scénario, on demandera sans hésiter une immédiate mise à la retraite…

    https://youtu.be/R228yPrwqTo

  • 360

    360

    Barbès…rue Myrha…la Goutte d’Or. C’est au cœur du quartier le plus populaire de Paris à fort enjeu politique que Saïd ASSADI a choisi de poser son centre multiculturel.

    Le 360 s’affiche comme le premier espace réellement transculturel de la capitale où se côtoient artistes et professionnels de la musique du monde entier. Objectif : développer un véritable écosystème plus respectueux des artistes et favorisant des échanges dans des conditions techniques optimales. Le 360 se dote également de salles de spectacles, de studios, de résidence, d’une pépinière d’entreprises et d’un restaurant relevant les saveurs du monde.

    https://le360paris.com

    https://youtu.be/kFUl5MC7w-o