La multi-talentueuse Jill Scott n’a guère besoin d’être présentée. En tant qu’acteur, chanteur, auteur-compositeur, mannequin et producteur, Scott a honoré l’industrie du divertissement pendant plus de deux décennies avec son énergie émouvante. Née à Philadelphie, elle avai pou vocation de devenir enseignante avant de quitter l’université en troisième année. Elle s’est fait un nom en tant que poète et a attiré l’attention de Questlove (Amhir Thompson) de The Roots. Cela a conduit à son premier crédit de co-écriture en 1999, sur la chanson « You Got Me », qui a été interprétée par The Roots avec Erykah Badu et Eve. L’année suivante, Scott a lancé son premier album, Who Is Jill Scott ? Words and Sounds Vol. 1. En plus de se présenter comme chanteuse R&B-soul sur une scène mondiale pour la première fois, le projet a été nominé pour le meilleur album R&B aux Grammy Awards 2001.
Depuis lors, Jill Scott a réalisé une douzaine de projets, dont des albums studio, des albums live, des albums de compilation et même un album de remix. Et tandis que sa musique ait été à son apogée, son talent d’actrice a été cimenté dans son rôle de Mma Ramotswe dans la série BBC/HBO The No. 1 Ladies’ Detective Agency en 2008. Cela est venu après ses débuts au cinéma. dans Why Did I Get Married de Hounddog et Tyler Perry ? Depuis 2019, elle a joué le rôle de Hazelle Rachelle dans la série BET+ First Wives Club , dont la deuxième saison a débuté le 15 juillet.
Jill Scott est aussi une véritable marque multimédia à travers les livres, les vêtements, la télévision et le cinéma. Écrivaine accomplie dans l’âme, elle a écrit « The Moments, The Minutes, The Hours », une compilation de poèmes qui est instantanément devenu un best-seller du New York Times. Scott a également développé une ligne de lingerie pour Ashley Stewart et a fondé Blues Babe, une fondation qui a collecté plus de centaines de milliers de dollars pour soutenir les étudiants issus de minorités poursuivant des études universitaires. Son compte Instagram compte à lui seul 2,8 millions plus de followers.
L’année musicale Caribeenne 2021 aura été riche en images inventives et en beats enivrants…à l’image de notre culture métissée. Des musiciens d’exception, aussi expérimentés que talentueux, vivant aux Antilles ou en Europe qui, chacun à sa manière, ont marqué cette année. Tour d’horizon des titres qui nous ont le plus marqués ces derniers mois. Vous pouvez également écouter les chansons ci-dessous en suivant notre playlist Spotify
Big In Jazz Collective
Réuni par le Big in Jazz Festival en août 2020 et inspiré par le San Francisco Jazz Collective, Big In Jazz Collective est une composition orchestrée par 8 musiciens-créateurs de la Martinique, de la Guadeloupe et d’Haïti (Maher BEAUROY (Piano & Chant), Stéphane CASTRY (Basse), Jowee OMICIL (Saxophone), Ludovic LOUIS (Trompette), Sonny TROUPE & Tilo BERTHOLO (Batterie), Ralph LAVITAL et Yann NEGRIT (Guitare)) L’album « Global » est un projet qui nos remplonge dans l’histoire et le patrimoine musical caribéen avec cette fusion entre le reggae, la Funk et le jazz.
Dowdelin
Découverts fin 2018 avec leur premier album « Carnaval Odyssey » ( Underdog Records), Dowdelin s’est uni pour créer des beats portés par de multiples inspirations explorant l’afro-futurisme sous sa forme créolisée. Le groupe joue une musique singulière où s’emmêlent les genres et les couleurs, les héritages émaillés de jazz et de funk. Définissant leur musique d’Afro-futurism Sounds, nous sommes evidemment bercés dans les chemins entremellés où jazz créole, sons dancefloor électronique et percussions caribéennes se croisent. Le trio est composé par : Gwendoline «Olivya» Victorin (Martinique), David «Dawatile» Kiledjian (Lyon) et Raphaël Philibert (Guadeloupe)
Célia Wa
Née à Paris, Célia Wa part vivre en Guadeloupe à l’âge de 6 ans. A 10 ans, elle commence l’apprentissage du Ka, tambour local. Élève assidue du célèbre Atelier Marcel Lollia dit Vélo, fondé par Mr Georges Troupé, elle apprivoise par la suite la musicalité de la flûte traversière ! Elle intègre à 21 ans la très réputée « American School of Modern Music » de Paris, aujourd’hui IMEP Paris. Suivent alors, des collaborations avec des artistes underground de la scène parisienne et caribéenne tels David Walters, Casey, Franck Nicolas, Erik Pedurand, Freepon, Tricia Evy, G’Ny, Lisa Spada, Nickylars, Corinne Pierre fanfan…Aux racines acoustiques, sublimées par la production de Victor Vagh, les musiques dub, organiques et électroniques se marient à merveille sur « Engraved » le premier morceau de son EP « Wastral » (Heavenly Sweetness)
Yaniss Odua
Plus de 20 ans que le chanteur martiniquais a imposé son reggae conscient qui fait réfléchir et danser. Sans se sacrifier à la tendance du moment, à travers les albums il réussit à concilier les tendances et à moderniser le reggae en incorporant des touches rap et creole. On le reconnaitra sur scene ou dans la rue par sa bonne humeur légendaire qu’exprime sans compter dans ses textes. Son dernier single « Viser l’horizon » enregistré en France et en Jamaique nous fait juste patienter avant la sortie son album début 2022. Son clip tourné en Martinique réalise déja plus de 240 156 vues sur youtube depuis sa sortie en juin 2021.
Maleika Pennont
Formée à l’EF2M à Lille, Maleika est sacrée voix de la Caraïbe à 24 ans. Rentrée en Martinique en 2016, elle explore divers projets musicaux. Sa voix est un fil conducteur qui nous emmène dans plusieurs influences telles que le Hip-Hop, la Soul, le Bèlè, le Jazz. En attendant la sortie de son EP courant 2022, voici le délicieux single « Woulé mango » qui nous plonge dans un groove authentique et électrique.
Melissa Laveaux
Mélissa Laveaux a émergé au milieu des années 2000 avec une musique caractérisée par un mélange éclectique de folk-pop, de rock et de blues, avec des clins d’œil à son héritage haïtien. Elle est née le 9 janvier 1985 à Montréal, Québec, Canada de parents haïtiens, mais a grandi à Ottawa, Ontario. En 2006, elle a enregistré et autoproduit son premier album, Camphor & Copper , une œuvre multilingue qui mettait en avant son jeu de guitare fluide et sa voix riche. C’est avec cette session Colors que la chanteuse et compositrice présente le premier titre « Lilith » de son nouvel album.
David Walters
David Walters a grandi à Paris dans les années 70 et vit depuis quelques années à Marseille, ville devenue le port d’attache de cet acharné voyageur. Sa passion pour les autres cultures était évidente lorsqu’il a co-animé l’émission télévisée ‘Les Nouveaux Explorateurs’, diffusé en France pendant plusieurs années, durant lesquelles il a voyagé à travers le monde. Cette expérience à l’écran était en fait une sorte de parenthèse dans sa carrière. David Walters est avant tout connu pour sa musique, qui reflète parfaitement son intérêt pour le multiculturalisme. Depuis son premier album, ‘Awa’ (2005), l’auteur-compositeur-interprète a montré l’étendue de ses influences : musique créole, musique brésilienne, soul, jazz, funk, pop, afrobeat… En 2020, ce multi-instrumentiste sort un album solo intitulé ‘Soleil Kréyol’, aux mélodies chaleureuses et aux rythmes entraînants, en compagnie de Seun Kuti (le fils de Fela), du trompettiste Ibrahim Maalouf et du violoncelliste Vincent Segal. Sur « Vansé » sorti en 2021, David Walters décrit cet étrange moment, entre doute et confiance, au milieu du chaos : là-bas, la perspective d’un horizon.
Sista Jahan
La Martiniquaise Sista Jahan est la nouvelle sensation de la scène reggae dancehall. Dans ce contexte de doutes et d’angoisse elle nous offre un regain d’amour et de foi en soi avec notamment son nouvel album ” Sa Man Yé ” disponible depuis juin 2021. Son single « Mama Earth » avec Straika D & Mc Janik est un hymne fort et engagé pour une prise de conscience des dangers que subit notre Terre.
Boris Reine-Adelaïde
Percussionniste martiniquais, Boris rencontre pour la première fois les rythmes et sonorités du tambour bèlè à l’âge de 8 ans. Initialement formé à la batterie par Jacky Alpha, il apprend les arts et traditions du bèlè au sein de différentes écoles (AM4, IFAS…). Pluridisciplinaire, il travaille avec le désir de s’ouvrir aux différentes formes d’arts présents aux 4 coins du monde. Aujourd’hui, il participe à des initiatives mettant la musique, la danse ou le chant au centre de la création artistique afin de participer humblement à leur expansion.
Icess Madjoumba
Icess Madjoumba (Martinique) auteure compositrice et interprète pluridisciplinaire (musique, théâtre, chant, danse…). Titulaire d’un DEM (Diplôme d’Etude Musicale) en musique actuelle, en musique traditionnelle et d’un Master, elle tire l’essence de son univers musical si particulier du lien qu’elle établit entre les arts, les chants, les danses d’origines africaines et les modes d’expressions artistiques de son île natale. Elle développe depuis 2015 un concept qu’elle baptise “Djoumba mizik”qui allie le roots jamaïcain, la musique urbaine et caribéenne à sa discipline première le Bèlè. En 2020 et 2021, elle décide de donner un nouveau souffle à sa carrière avec la sortie de plusieurs singles et notamment l’excellent Djala, en prélude à l’album en préparation.
https://youtu.be/vJ8snxw5o5o
Delgres
Delgres est avant tout un trio de blues caribéen, un blues d’aujourd’hui chanté le plus souvent en créole, né il y a déjà quatre ans de la rencontre de Pascal avec le batteur Baptiste Brondy et le joueur de sousaphone Rafgee. Auteur, compositeur, multi-instrumentiste et chanteur, Pascal a l’avantage de pouvoir présenter un CV long comme un livret d’opéra, riche et varié comme le menu d’un banquet de noces. Frontal et profond, le son de Delgres puise dans le blues ce qu’il faut de sens, traversant des chansons souvent écrites et enregistrées dans l’instant, en direct. Le nouvel album, 4.00AM explore un certain nombre de thèmes autobiographiques : les difficultés d’un père à s’adapter à un nouveau monde si éloigné du sien, la douleur d’une mère confrontée au décès d’un enfant (le frère aîné de Pascal est décédé dans une voiture accident) sur « Ké aw », l’incompréhension d’une sœur confrontée au racisme à l’âge de dix ans sur « Sé mo la », la séparation d’une famille suite à l’émigration du père de Guadeloupe vers la France « Aléas »…
Meemee Nelzy
Née à Paris et originaire des Antilles françaises, Meemee Nelzy est entichée de musique noire et caribéenne depuis son enfance. En 2009, elle autoproduit et présente publiquement son premier album intitulé « Âme Nouvelle ». Elle chante (en français et en créole) l’amour, les relations humaines et les combats de la vie. Meemee Nelzy chante en créole et en français, sur un son soul et hip hop, efficacement rythmé aux percussions et soutenu par une basse percutante. Sa voix est à la fois grave et suave, mais monte aisément dans les aigus. Découvrez ou redécouvrez le deuxième single de son album « Antidote ».
Topium feat. Djenmbi & Klod Kiavué
C’est lors d’une résidence de création organisée par l’association Guadeloupe Électronik Groove à l’Habitation La Ramée de la commune de Sainte-Rose avec le soutien de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) Guadeloupe, le Conseil Départemental de Guadeloupe et Consulat de France à Québec que se sont rencontrés le duo québécois électro-jazz Topium ainsi que les artistes Gwoka DJENMBI et Klod Kiavué. La collaboration entre les quatre multi-instrumentistes a permis de créer cette belle fusion qu’ils ont baptisé Électro-Ka.Le vidéoclip est réalisé par Akadanfilm, une entreprise de la Guadeloupe. Il nous fait voyager vers les jolis paysages de cette île des Caraïbes. L’album complet, qui sortira également sous l’étiquette Disques Nuits d’Afrique
Elijah Rose
Elijah Rose est un artiste de 24 ans qui a toujours été très influencé par la Soul, le Jazz et le Hip Hop. Née d’une mère martiniquaise et d’un père franco-algérien, son métissage se ressent dans sa grande ouverture d’esprit, C’est au sein d’un environnement familial artistique, au cœur de Paris qu’elle évolue tout au long de son enfance. Représentant le réel endroit de découverte qui accentuera davantage sa passion pour la musique. De retour en France, après avoir obtenu son master 2, Elijah Rose peut enfin se consacrer pleinement à sa passion, en metiant tout en oeuvre pour réaliser, puis dévoiler son premier EP baptisé “Déjà Ailleurs”. Marqué par la pandémie, cet opus oscillant entre soul, jazz et bossa nova sortira le premier jour du confinement mais ne passera pas pour autant inaperçu. Découvrez tout de suite son nouvel EP « Quelques secondes » long de quatre pistes, le disque propose une entrée en douceur dans son l’univers.
Sista Ariel
Sista Ariel est chanteuse, choriste , auteure qui a commencé sa carrière depuis le début des années 2000. En 2016, avec le soutien du producteur Guy al Mc, elle chante un duo avec Sista Kahina, intitulé Histoires de choeurs. On la revoit en 2020 avec Rété Fyè accompagnée de Mystikal Heights et Luch’ko. Sista Ariel sort l’EP « Et si » avec Wooling Box Prod. Un projet qui nous plonge dans un univers résolument roots, conscient et féminin.
Erol Josué
Erol est un prêtre vaudou actif, chanteur, danseur, éducateur et expert de la culture et de l’histoire du vaudou haïtien, utilisant ses talents prodigieux dans le but de changer l’image stéréotypée négative de la religion – même parmi ses compatriotes haïtiens – et de partager l’essentiel message de respect pour le monde naturel incarné dans la pratique vaudou. Figure indéniablement charismatique sur scène, il utilise sa voix de ténor sonore et sa capacité de danse dynamique pour remodeler les chansons vaudou en ballades intimes et entraînantes ou en structures jazz et funk propulsées par les rythmes anciens de la danse vaudou. Il occupe actuellement le poste de directeur général du Bureau national d’ethnologie d’Haïti, agissant à la fois comme un émissaire universitaire et vivant pour son lieu de naissance et la religion vaudou haïtienne. Le dernier album de Josué, Pèlerinaj (Pèlerinage), est une vitrine du mélange éclectique et innovant de Josué de jazz contemporain, de chants sacrés haïtiens, de folk créole, d’improvisation et de pop électronique.
https://youtu.be/xg1v4cVbwtA
Céline Barclay
Artiste caribéenne d’envergure internationale, Céline Barclay est née en Martinique, le même jour que Martin Luther King, comme elle aime à le souligner. Elle commence le piano à 6 ans et à 8 ans, intègre la chorale Auréole où elle a l’honneur de partager la scène avec Jocelyne Beroard de Kassav. Elle a une passion pour la culture afro. Ses références ? Jocelyne Beroard, Kali, Lauryn Hill, Jah9, Mavado, Damian Marley, Mary J Blige et Alicia Key. L’artiste a été l’une des seules, à oser sortir un album en plein confinement.
HipHop Bokay
HipHop Bokay, c’est avant tout la passion et l’amour pour un Rap conscient, fédérateur, mûr et authentiquement… Martiniquais ! Au début des années 90, plusieurs groupes de rap s’unissent pour former un Mouvement « Anchouké » afin de transmettre les valeurs que défend le Hip-Hop : Amour, Paix, Unité et Conscience. Voilà ce qui rassemble encore aujourd’hui ces MC, loin des clichés et où les racines, les sonorités du Bèlè se mêlent au BoomBap, à la Trap music avec des textes lucides et incisifs. Avec : Boogie Flaha, Rachid, Krimy, Le R, Neg Madnick, Saze, Dj Anton
Madoo Nina
La vie est un jeu, espérons un nouveau jour 4 un meilleur jeu… La musique est TOUT. Auteur, Compositeur, Interprète. Des textes en français, créole, anglais… ANTILLES !!! Influencé clairement par les produits de la génération Nu Soul de D’Angelo, Amelle Larrieux, Macy Gray, Bilal, Saadiq… vous voyez quelle ! 😉 Les beat Hip Hop s’enrichissent alors de touches de Rhodes, de Wurly, la contrebasse s’invite, obsédante. Le voyage commence, de imprégné envoutant this … ce univers créole un peu un coup de poing Comme: coloré, frais, Sucré et fort à la fois …
Dj Gil x Maurane Voyer
Maurane Voyer collabore avec Dj Gil pour un tout nouveau single « Salines »
2021 ne s’est pas déroulée comme nous l’aurions imaginé. Il n’y a jamais eu de meilleur moment pour s’échapper dans vos écouteurs et de concentrer nos efforts de fin d’année sur le meilleur de chaque sous-ensemble musical. Tout cela représente plus de 24 heures de world, pop et urban music incontournable, triée sur le volet par l’équipe de programmation de Mouv’. Certaines personnes disent que l’album est mort. Nous disons qu’il est vivant et qu’il faut l’écouter… Ci-dessous, ce sont les meilleurs albums de 2021. Écoutez la liste de lecture complete sur Spotify
À l’aube de 2022, Mouv’ vous propose un voyage dans la programmation musicale mondiale de 2021 avec une attention particulière portée sur l’Afrique, Israël, l’Europe et la Caraibe.
Cette année, il y avait un morceau pour chaque occasion, chaque événement et chaque émotion – des sons réfléchissants de Sababa 5 aux souches exubérantes de Nasnussa, l’excellent « Point and kill » de little Simz, ou la surprenante collaboration tendance Afropop de Wizkind et Justin Bieber sur le « Essence »; voici quelques pépites que nous ne pouvions pas arrêter d’écouter en 2021. Les artistes ont produit certaines de leurs meilleures compositions en 2021. Il y a eu beaucoup de plats prêts pour la piste de danse, que ce soit le « Blow you away » de Blue lab Beat, Silk Sonic (le projet collaboratif de Bruno Mars et Anderson .Paak) et Dowdelin.
Au menu : une sélection de 221 artistes en plus de douze langues différentes pour vous replonger dans une année musicale pleine de rythmes et de découvertes, que l’on ne s’empêchera pas de réécouter dès 2022.
2021 fut encore une année exceptionnelle pour nous tous à Mouv’ et nous sommes très reconnaissants pour votre soutien continu.
Quelle que soit votre humeur, il y aura une mélodie pour elle ci-après…
Nous espérons que vous passerez un Noël musical et une très bonne nouvelle année, casque branché ou enceinte connectée, c’est comme vous préférez, pour vous laisser guider…
Née au Soudan, élevée dans le Midwest américain, Dua Saleh est maintenant au Pays de Galles, enveloppant un rôle dans Sex Education . Elle est écrivaine et artiste connue pour avoir transformé sa poésie en un lyrisme luxuriant qui aborde des problèmes tels que le racisme systémique et les droits LGBTQ+
Lorsque Netflix a annoncé en septembre 2020 que Saleh était l’un des trois nouveaux personnages à rejoindre la série (les autres étant la star de Girls Jemima Kirke et le capitaine de Star Trek: Discovery Jason Isaacs), la réponse de leurs abonnés a été à la fois un choc et une excitation : un des plus grandes émissions de télévision avaient choisi un talent underground queer qui dégage une énergie militante.
Cal, le personnage de l’ éducation sexuelle de Saleh , est également non binaire. Un étudiant fréquentant Moordale High, ils rencontrent la nouvelle directrice de l’école (Kirke) et se heurtent rapidement à elle.
Dua veut faire la différence et s’assurer que tout le monde se sente accepté, en particulier dans la communauté LGBTQI+.
La chanson « Smut », où ils chantent partiellement en arabe, est un jeu de mots avec des pronoms et des associations préexistantes.
« Même lorsque j’ai commencé à faire de la musique, j’ai écrit quelques chansons en arabe. Mais cette fois, c’était différent, à cause de certains mots. Kandaka est un mot nubien pour « reine », mais je le change en quelque sorte. Je dis kandaka, car cela a des implications politiques et est pertinent pour les émeutes qui se déroulaient au Soudan. C’était l’un des principaux mots à la mode parmi les personnes appelant à la protestation et à la résistance contre le gouvernement, mais je l’ai changé en kundaka, ce qui ne veut rien dire – je l’implique comme une forme de queerness, comme le langage queering dans d’une certaine manière. Les arabophones penseront que c’est faux, mais je change les pronoms et les genres dans les paroles »
Après une première rencontre en 2018, lors de la venue du très bon groupe, peut-être même le meilleur groupe d’afrobeat de tout le Chili, le Newen Afrobeat à Lagos pour les Felabration, le fils de Fela, Seun Kuti a décidé de rendre la pareille à ses camarades d’outre-Atlantique, en venant leur faire l’honneur de partager la scène des Lollapalooza 2019 à Santiago du Chili, et en participant, quelques jours plus tard, à une petite session d’enregistrement en live du studio La Makinita, dont nous parlons aujourd’hui, car le groupe vient d’en dévoiler la captation vidéo !
La chanson choisie par les musiciens pour convoquer les esprits des l’afrobeat fut un classique du genre, « Zombie », une chanson incontournable du répertoire du père de Seun Kuti, un certain Fela Kuti, qui, à sa sortie, en 1977, faisait le constat d’une police brutale qui usait de sa force contre le peuple qu’elle était pourtant sensée protéger… heureusement ce genre de chose ne se font plus de nos jours… ah… si… en fait toujours. Et, d’ailleurs, quelques mois à peine après la session d’enregistrement, le Chili a connu un épisode de violence sociale et politique, et la police chilienne, a brutalisée, violenté, torturé et même tué bon nombre de manifestants chiliens.
Et toute prémonitoire que fut l’enregistrement de « Zombie » par le Newen Afrobeat & Seun Kuti, elle fut également explosive, dense, et particulièrement savoureuse, tant à écouter, qu’à regarder, et c’est ce qu’on va vous laisser faire sans plus attendre !
Incarné par les avatars CGI Baddie, Bae, Bonk et Bovine, ALIAS explore les nombreuses facettes de la personnalité de Shygirl, de la nymphe à la nympho, de la beauté nonchalante à la méchante rampante. Un moment, elle est l’ingénue pop pétillante et insouciante que nous entendons sur « TASTY » et le suivant, elle renvoie des coups et vole des petits amis dans toute la ville sur « LENG », chaque piste un pivot induisant un coup du lapin de la précédente.
Shygirl rappe sur des rythmes house industriels et à un autre, elle flotte sur des rythmes pop Internet (SOPHIE était l’une de ses collaboratrices de premier plan, aux côtés de Sega Bodega et Arca). Shygirl utilise son vibrato profond et son lyrisme cochon pour générer une énergie torride et contagieuse. Naturellement, son son tranchant et dansant a trouvé un public sur Tiktok, où il gagne en popularité de la même manière que la vie nocturne – et plus précisément, le monde des clubs underground – connaît son propre genre de renaissance.
La prochaine expérience live de Shygirl, Blu , est un court métrage qu’elle a conçu et réalisé. Il utilise des morceaux de son EP 2020 acclamé par la critique Alias, ainsi que les débuts d’un nouveau single, « BDE », mettant en vedette le rappeur Slowthai.
Le Pitchfork Music Festival Paris l’a programmée pour son édition 2021, qui s’est tenu le 16 novembre dans plusieurs lieux de la capitale française.
Elle est l’artiste derrière ce « One day I just wanna hear to say, ‘I like you’ / What’s stopping you? » le ver de l’oreille drum and bass qui est omniprésent sur TikTok depuis trois mois. Autrement connu sous le nom de » Break It Off « , le morceau a été utilisé dans plus d’un demi-million de TikToks. Beaucoup de choses ont changé entre-temps. D’une part, l’artiste – qui maintient un élément de mystère avec sa personnalité publique – a été signée chez Parlophone et a commencé à préparer la sortie officielle de toutes les productions DIY sur lesquelles elle a travaillé.
Il y a certaines choses dont nous sommes sûrs : PinkPantheress a 20 ans et est née à Bath en 2001. Les chansons que vous avez entendues ont été principalement enregistrées à 3 heures du matin dans ses salles universitaires. Sa mère est kenyane. Un jour, elle a choisi son nom de scène en regardant The Chase et a entendu la question : « Comment s’appelle une femme panthère ?
Elle a séduit les pointures de l’industrie musicale, dont Billie Eilish, Lil Nas X et Lizzo, avec son mix de drum’n’bass, de jungle et de garage très influencé par les années 90 et 2000. Elle a aussi récolté des millions de vues sur TikTok et YouTube, se hissant peu à peu en bande-son idéale de la Gen Z
Le père du funk, le parrain de la soul, Mr Dynamite, soul brother numéro un : au cours d’une carrière qui s’étend sur cinq décennies, James Brown a certainement été à la hauteur de son nom.
Peut-être pourrait-on défendre à titre posthume le comportement de Brown sur la base de faits biographiques. Il est entré dans ce monde dans une cabane en tôle d’une pièce, à l’extérieur de Barnwell, en Caroline du Sud, le 3 mai 1933. Il est né en mauvaise santé : il a failli mourir en couches et a dû être réanimé. Il était afro-américain/cherokee dans une société profondément raciste et toujours ségréguée. Sa mère est partie quand il avait quatre ans. Enfant, il cueillait du coton, coupait de la canne à sucre et cirait des chaussures. À l’âge de 10 ans, il a emménagé avec sa tante dans une pension de famille bordel et tripot, où il a été régulièrement battu par son père et d’autres. À l’âge de 11 ans, il a été contraint à la petite délinquance : vol à l’étalage et vol d’enjoliveurs et de batteries de voiture pour acheter de la nourriture et des vêtements.
Pendant son enfance, Brown était également occupé à apprendre à jouer de l’orgue, de la basse, de la guitare, du saxophone, de la trompette et de la batterie. L’une des accusations portées contre lui par ceux qui n’ont vraisemblablement jamais regardé au-delà de Living in America et Sex Machine est que Brown n’était guère plus qu’un chef de groupe d’intimidation qui hurlait un charabia enfantin sur des grooves simplistes joués par d’autres musiciens plus talentueux. Mais la vérité est qu’il pouvait jouer de plus d’instruments que la plupart. À 15 ans, le musicien en herbe a été surpris par effraction dans une voiture et condamné à huit à 16 ans au Georgia Juvenile Training Institute. Brown semble avoir prospéré pendant son incarcération, malgré des conditions difficiles. Il a fondé un quatuor de gospel, et il a rencontré Bobby Byrd, dont le parrainage de la famille l’a aidé à obtenir une libération conditionnelle après seulement trois ans. Byrd deviendra le bras droit de Brown pendant la majeure partie de sa vie d’adulte.
Please, Please, Please était le premier single de James Brown and the Famous Flames, sorti en 1956 par Federal. Et là, d’emblée, est cette voix : torride, stridente, inondée d’une émotion puissante. La chanson est crue et spéciale, et elle est devenue un hit dormant – mais que les Famous Flames auraient du mal à suivre – atteignant finalement la 6e place du classement Billboard R&B. Il y a un cas à faire pour que ce premier single soit la chanson signature de Brown. Il a clôturé la grande majorité des spectacles en direct avec, jusqu’à l’année de sa mort, généralement combiné à sa routine de cape flamboyante et électrisante.
Brown a été impliqué dans la production d’un record historique en 1963, le Live at the Apollo qui a changé la donne. Ce LP phénoménal a été le fer de lance d’un changement dans la perception des musiciens noirs n’étant que des célibataires plutôt que des artistes d’album. Pourtant, il faudra encore deux ans avant que le musicien ne commence à tenir sa promesse initiale en ce qui concerne le palmarès Billboard. À partir de 1965, il a lancé une série de succès, dont It’s a Man’s Man’s Man’s World, I Got You (I Feel Good) et le puissant Papa’s Got a Brand New Bag. Avec ce morceau, dépouillé et minimal, avec un breakbeat qui pourrait faire tomber un rhinocéros. , Brown créait maintenant un son avant-gardiste qui lui était propre.
Marre que l’œuvre d’un demi-siècle de Brown soit réduite à ce seul morceau, les passionnés de funk peuvent souvent faire preuve d’un mépris instinctif envers cette chanson. Sex Machine peut donner l’impression qu’il n’est jamais sorti de certaines stations de radio et il a été présenté dans d’innombrables émissions de télévision et films, simplement parce qu’il est devenu un raccourci universellement compris pour « funk ». Mais il y a une sacrée bonne raison à cela : c’est un classique glacial. On pourrait vous pardonner de penser que le groupe d’accompagnement de Brown était ensemble depuis une décennie, telle est la tension qu’ils affichent, mais rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. Ce fut l’un des premiers morceaux enregistrés par son nouveau crew, les JBs, avec l’adolescent Bootsy Collins à la basse et son frère aîné Catfish à la guitare. Brown lui-même joue du piano lick dans le style inimitable avec lequel il attaque tous les instruments, et se révèle à nouveau être un véritable artiste dans le sens où son travail était en constante évolution. La chanson a commencé sa vie comme un vampire improvisé sur scène qui s’est finalement solidifié enAbandonnez-le ou tournez-le en vrac . Brown n’a cependant pas pu se reposer sur ses lauriers. Il n’arrêterait jamais de retravailler du matériel jusqu’à ce qu’il devienne souvent quelque chose de tout nouveau. Découvrez la prochaine étape de l’évolution de Sex Machine : le complètement fou furieux Get Up, Get Into It, Get Involved et écoutez les coups de corne perforants et les exhortations vocales à la force du death metal pour un exemple d’évolution musicale constante en action.
Il serait faux de prétendre que la carrière de Brown s’est terminée après le milieu des années 70, car il a connu plusieurs poussées de popularité au cours des années suivantes. Les nouvelles générations seraient initiées à la puissance de sa musique par le sampledelia, le hip-hop et le funk revival du milieu des années 90. Et c’est avant d’arriver à Rocky IV et The Blues Brothers. Cependant, Get Up Offa That Thing est vraiment la star de Brown qui devient enfin une supernova. En termes créatifs, c’est une dernière expulsion massive d’énergie. Il n’avait pas marqué de coup sûr depuis un an et était clairement sur la pente descendante, quelque chose qui jouait dans son esprit. Dans son autobiographie de 1986, The Godfather of Soul, Brown décrit l’angoisse qu’il a ressentie un jour lorsqu’il a regardé depuis la scène pour voir tout son public s’asseoir malgré le spectacle typiquement très énergique que lui et son groupe montaient : « J’ai regardé tous ces gens assis là, et parce que je était déprimé, ils avaient l’air déprimé. J’ai crié : ‘Lève-toi de ce truc et danse jusqu’à ce que tu te sentes mieux !’ Je voulais probablement dire jusqu’à ce que je me sente mieux. Et quelle riposte cet incident a inspiré. Get Up Offa That Thing est sorti 20 ans après son premier single et il combine disco et funk en un ensemble glorieux et explosif. Il reste de l’herbe à chat dancefloor à ce jour.
Kelis nous a offert un nouveau disque sensuel intitulé « Midnight Snacks » – un voyage au-delà de la compréhension conventionnelle du goût. « Midnight Snacks » est un morceau aux rythmes littéralement sensuels qui rappelle les débuts de la carrière de Kelis.
Du R&B à l’alternative électronique, le travail de plume de Kelis et sa compréhension du son ont amené plusieurs générations de personnes sur la piste de danse. Les derniers albums de Kelis, ‘Kelis was Here’ de 2006, ‘Flesh Tone’ en 2010 et l’album de 2014 ‘Food’ montrent son évolution en tant qu’auteur-compositeur et artiste.
Le nouveau single de Kelis montre sa cadence avec une telle saveur décadente. Le producteur de « Midnight Snacks », le producteur acclamé FaNaTix, complimente la voix de Kelis avec cette partition. Le titre est un instrument élégant, de retour aux sources, qui contient des éléments de percussions, de vie naturelle et de bébé gargouillis pour adoucir votre expérience d’écoute à chaque fois.
Pour accompagner le morceau, Kelis a sorti un clip réalisé par Adrienne Raquel qui donne vie à cette imagerie séduisante. Avec des variétés de roses et de bonbons en palettes, cela vous rappelle en quelque sorte « Milkshake » et le chemin parcouru par Kelis.